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• LE «PRINTEMPS MUSICAL DES ALIZÉS»
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GUIDO N° 45
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GUIDO N° 44
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• CATHERINE VIEU VOYAGE AU BLED
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GUIDO N° 43
• EDITO N° 43
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• RAPHIA CRAFT MIRO UN CRÉATEUR RARE !
• LE PAON, OISEAU MYTHIQUE
• ROUTE CÔTIÈRE DE SAFI, KASBAH HAMIDOUCH, AGOUZ, SOUIRA KÉDIMA
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GUIDO N° 42
• EDITO N° 42
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• LA SYNAGOGUE SLAT LKALHAL
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• HERVÉ  M. SEVAT MÉMOIRES D’OUBLI
• UNE JOURNÉE DE BALADE NATURE ET CULTURE ! ESSAOUIRA-TAMANAR TABAYAT-TAFEDNEY-ESSAOUIRA
• ZAPPING SUR LA VILLE
• RALLYE AÏCHA DES GAZELLES 24ÈME ÉDITION DU 14 AU 29 MARS 2014

GUIDO N° 41
• EDITO N° 41
• ESSAOUIRA « VILLE MONDE »
• AGADIR ET ESSAOUIRA, LE NEC PLUS ULTRA DES VACANCES BALNÉAIRES AU MAROC
• LE VOYAGISTE THOMAS COOK SÉDUIT PAR LA DESTINATION MAROC
• LE MUSÉE NATIONAL DU THÉ À ESSAOUIRA PARTENARIAT SINO-MAROCAIN
• ESSAOUIRA & LA POLOGNE
• LES MUSIQUES D’ESSAOUIRA
• LA MUSIQUE D’ESSAOUIRA ET D’AILLEURS CONCERT À L’IMA À PARIS
• RALLYE AÏCHA DES GAZELLES 24ÈME ÉDITION DU 14 AU 29 MARS 2014
• ESSAOUIRA ET SA RÉGION : UNE MISE EN VALEUR PAR L’ARGANIER
• LA SARDINE COUSUE-MAIN

GUIDO N° 40
• EDITO N° 40
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• DES MAQUETTES NAVALES, UNIQUES EN MÉDINA !
• UN ARGANIER REMARQUABLE, OUI MAIS POURQUOI ?
• QUAND L’ART SE DEVOILE AU GRE DU VENT UN RENDEZ-VOUS EXCEPTIONNEL
• HISTOIRE D’ANI(MOT) : LE DROMADAIRE OU LE CHAMEAU
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• ZAPPING EN VILLE
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GUIDO N° 39
• EDITO N° 39
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• RESPIREZ, NAGEZ, BOUGEZ, L’ÉTÉ EST LÀ !!
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GUIDO N° 38
• EDITO N° 38
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GUIDO N° 37
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GUIDO N° 36
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GUIDO N° 28
• EDITO N° 28
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GUIDO N° 27
• EDITO N° 27
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GUIDO N° 26
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GUIDO N° 25
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GUIDO N° 22
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GUIDO N° 13
• EDITO N° 13
• ZEN RITUELS SPA À L'HEURE BLEUE PALAIS
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Guido : 36 - LE FAUCON D’ELÉONORE

Avec sa façade maritime étendue sur 152 Km, la province d’Essaouira dispose d’immenses plages sablonneuses et de nombreux sites balnéaires.

Les îles purpuraires ou archipel de Mogador sont classées depuis 1980 comme une réserve biologique permanente et depuis 1996 comme un site biologique et écologique important. L’archipel est également déclaré site « Ramsar » depuis 2005, du nom de cette convention internationale relative aux zones humides d’importance internationale.

L’archipel d’Essaouira est composé de deux îlots principaux. L’île principale culmine à 29 mètres, alors que le second îlot appelé « Firaoun » culmine à 26 mètres. Vers le large, les vagues ont découpé et isolé toute une série d’îlots qui portent quelques maigres touffes de plantes halophiles. Du point de vue bioécologique, l’archipel d’Essaouira est considéré comme étant un milieu insulaire, unique en son genre sur le littoral atlantique marocain. On y trouve notamment une ancienne prison, une mosquée, ainsi que de vieilles maisons de pêcheurs mais qui restent inaccessibles au grand public. Plusieurs espèces d’oiseaux sont considérées comme nicheuses régulières de l’île d’Essaouira dont le faucon d’Eléonore espèce rare qui a fait de ce parc son nid naturel.

Un colloque pour sauvegarder le faucon d’Eléonore, rapace migrateur qui vient nicher chaque année sur les îles Purpuraires, a été organisé à Essaouira au début du mois de juin dernier à l’initiative du Haut-commissariat aux eaux, aux forêts et à la lutte contre la désertification. La rencontre a débouché sur un appel pressant pour entreprendre une action afin de protéger cette espèce rare des falconidés et d’observer ses cycles de migration afin de le découvrir davantage.

Les intervenants ont mis l’accent sur l’importance de faire connaitre cette espèce migratrice auprès des populations et d’identifier ses modes d’alimentation afin d’assurer sa protection. Ils ont, à cet égard, souligné l’importance de conclure des partenariats avec les différents acteurs et de sensibiliser la société à travers les associations de la société civile et les établissements scolaires pour contribuer à la protection du faucon d’Eléonore, richesse écologique de Mogador.
Actuellement, le Haut commissariat aux Eaux et Forêts envisage de renforcer la dynamique de gestion conservatoire de l’île. Il entend par là pérenniser son statut de protection en la classant aire protégée, en application de la nouvelle loi sur les aires protégées adoptée en juillet 2010. De plus, un nouveau schéma d’aménagement et d’orientation de la gestion de l’archipel d’Essaouira est en train de se dessiner. Il viserait à protéger son patrimoine naturel et culturel.

Des missions de terrain, qui serviront de données de base à ce schéma d’aménagement, ont déjà été menées. Elles se sont inscrites dans le cadre de l’Initiative pour les Petites Iles de la Méditerranée (PIM), un programme international en faveur de la promotion et de l’assistance à la gestion des micro-territoires insulaires coordonné par le Conservatoire du Littoral de France.
Le faucon d’Eléonore, ce rapace migrateur reconnaissable à son allure gracile et sa couleur brune fut baptisé ainsi par la reine de Sardaigne, Éléonore D’Arborée : c’est elle qui fit protéger l’oiseau dès le 14ème siècle, réalisant ainsi une première historique dans le domaine de la protection de la biodiversité.

Chaque année, à la fin du printemps, plus de 700 couples, ce qui atteste de la bonne santé de la population de ces faucons, viennent nicher sur l’archipel d’Essaouira qui constitue (avec les îles Canaries et la région de Rabat/Salé dans le Nord du Maroc), le seul site d’accueil sur la façade Atlantique de ces faucons méditerranéens. C’est dans le sud de l’Afrique, en particulier à Madagascar, que le Faucon d’Éléonore passe ses hivers.

La faune terrestre de l’archipel d’Essaouira est caractérisée par dix espèces d’oiseaux nicheuses, dont l’espèce la plus rare et la plus connue est ce faucon, trois reptiles (le Trogonophis mauve, un gecko, la Tarente de Maurétanie et un Seps), ainsi qu’un unique mammifère, le lapin.

La population du faucon d’Eléonore, digne représentante des espèces endémiques du Maroc et du bassin méditerranéen, de l’archipel d’Essaouira est considérée comme une des plus grandes colonies nicheuses du monde abritées par le littoral et la forêt d’Essaouira.

Ces derniers mois il n’était pas rare de trouver les oiseaux dans les terres en colonies de plusieurs dizaines d’éléments, ou nichant en pleine ville. Le faucon se porte bien !

Patrimoine en péril ! Une seule porte, située dans la rue très commerçante Sidi Mohamed Ben Abdallah, possédait deux faucons d’Eléonore sculptés, emblèmes de la ville. Ces faucons ont été détruits par les commerçants qui trouvaient fâcheux que les becs des oiseaux abîment leurs tapis et autres objets suspendus dans la journée (!!!)… quand l’on observe la porte seules les pattes des faucons, très stylisées, sont reconnaissables !!! A quand une réelle conscience pour que le patrimoine de la ville perdure ???