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Le GUIDO : Le magazine d'Essaouira


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La renommée d'Essaouira a considérablement grandi ces dernières années. A l'artisanat traditionnel axé sur la bijouterie et le bois de thuya sont venus se greffer d'autres centres d'intérêts. Quatre festivals annuels, des artistes peintres singuliers, la célèbre confrérie des gnaouas, la production d'huile d'argan, attirent de nombreux visiteurs.

Pour mieux les accueillir, Essaouira a considérablement augmenté sa capacité d'hébergement avec de nouveaux riads et hôtels, des golfs et de nombreux restaurants pour agrémenter votre séjour. De multiples activités de loisir sont proposées : quad, surf, randonnées pédestres ou à cheval, etc..

Le charme de la cité des Alizés, avec sa médina, offre des images pittoresques au détour des ruelles voûtées, dans l'animation des souks, sur les remparts et leurs skalas. Les vents et l'océan font la joie des amateurs de surf et autres sports nautiques et le petit port qui a connu des heures de gloire, alimente la gastronomie locale.

Au fil des éditions le but de ce magazine est de vous distraire et de vous informer. Nos rubriques détaillent l'histoire de Mogador, le tourisme rural, l'artisanat, les festivals, en bref, tout ce qui fait d'Essaouira une destination phare au Maroc.

LES NEWS D'ESSAOUIRA

Durant le mois d’août 2014, Essaouira a connu une affluence record de touristes. Le taux de remplissage des établissements d’hébergement classés allant de 90 à 100%. Ainsi, les arrivées touristiques ont multiplié la population de la ville par deux, voire plus, au grand bonheur des hôteliers, des propriétaires de maisons d’hôtes ou encore des restaurateurs. 
Essaouira se positionne de plus en plus comme une destination prncipale dans la région à condition de savoir capitaliser et promouvoir la destination de manière intelligente. Rappelons que durant le premier semestre 2014, Essaouira a connu une hausse de 8% de ses nuitées déclarées par rapport à la même période de l’année 2013 qui sont passées de 211.156 à 228.028 et une hausse de 11% de ses arrivées.

Ainsi, la plupart des catégories d’établissement touristique de la ville ont enregistré des hausses de leurs nuitées de 6% pour les 5 étoiles, 9% pour les maisons d’hôtes, 6% pour les 4 étoiles et 15% pour les 2 étoiles. 
La hausse des nuitées réalisées s'explique par les principaux marchés émetteurs, notamment le marché français qui a connu une augmentation de 4%, le marché anglais de 13%, le marché allemand a enregistré une hausse de 12%, le marché espagnol a augmenté de 18% et le marché italien de 16%.

À noter les atouts d’Essaouira : un climat tempéré qui avoisine les 25 degrés, une médina classée patrimoine de l’humanité qui renferme un patrimoine architectural et urbanistique et son énorme potentiel en matière de sports nautiques ou de glisse (avec aussi Sidi Kaouki et Moulay Bouzerktoune).

 

LA DERNIERE EDITION

Guido : 43 - EDITO N°43

Essaouira change de look !! Notre ville dont la médina figure au patrimoine mondial de l’Unesco, semble prise dans un tourbillon nouveau.

Lifting, relooking, hausse des nuitées, vols nouveaux en prévision, grands chantiers de modernisation pour les infrastructures, réhabilitation de monuments anciens ou de quartiers abandonnés, rehaussement de son paysage urbain, désenclavement, etc.

Essaouira décolle! Avec une situation géographique très avantageuse et un mix de produits culturels, sportifs ou balnéothérapie, elle devient une destination à part entière grignotant des places aux plus grandes destinations marocaines. Et 2014 devrait être une année clé pour son tourisme qui a enregistré des performances touristiques remarquables. Essaouira prend sa place dans le panorama socioculturel d’un Maroc à la fois moderne et authentique.

Mais la ville garde sa chaleur et son authenticité, se laisse découvrir pudiquement, et livre ses secrets avec parcimonie Avec l’été elle se fait plus exubérante. Ville d’histoire, ville corsaire et sardinière, elle allie son passé avec le modernisme ambiant. Elle nous raconte ses créateurs, ses changements…laissons nous guider, suivons la au gré des ruelles ou des sentiers alentours et profitons pleinement de ce qu’elle nous offre.

Guido : 43 - ESSAOUIRA SAINT-MALO : SŒURS JUMELLES OU VILLES EN MIROIR ?

Deux villes au passé maritime extraordinaire ! Similitudes géographiques, historiques ou architecturales, atmosphères aux étranges ressemblances, battues par les vagues et les vents, villes corsaires et rebelles, villes de voyageurs et de découvreurs, entremêlant depuis des siècles les populations et leur culture.
A 3000 kilomètres de distance, deux sites insulaires mis en valeur par leur ceinture de remparts, aux couleurs bretonnes du granit pour l’un d’ocre pour l’autre enserrant une ville blanche et bleue. Sur chacune de ces cités, les palmiers veillent.

Vauban, considérait la ville de Saint-Malo comme une presqu’île située au fond du Clos-Poulet bornée à l’Ouest par la Rance, au Nord par la Manche, à l’Est par la baie de Cancale et les marais de Dol et au Sud par ces mêmes marais et ceux de Saint-Suliac. Les fortifications voulues par Vauban et réalisées entre 1689 et 1700 vont mettre Saint-Malo hors d’atteinte par des travaux complets de la pointe de Cancale au cap Fréhel, appuyés sur Châteauneuf, Dinan et Dol.

Afin d’assurer sa défense, la ville de Saint-Malo disposait de quatre forts de mer. En 1733, la ville perd définitivement son aspect insulaire, l’intra-muros est relié à la côte par une bordée de granit. « Saint-Malo de l’Isle » a longtemps été le nom de ce rocher de 15 hectares battu par les vents et les flots de la Manche, à peine rattaché à la terre ferme par la flèche de sable du Sillon. (cf. carte)

Mirage ou miroir de Saint-Malo, la ville d’Essaouira présente un caractère original, sans équivalent en Afrique du Nord, qui tient à ses fortifications à la Vauban, dotée de murailles compartimentant plusieurs quartiers intérieurs aux rues étonnamment et parfaitement rectilignes et larges dont on a pu dire d’elle qu’elle est « une fantaisie européenne sur un thème marocain ». Le plan en a été tracé par un français, Théodore Cornut, architecte et géomètre français, originaire d’Avignon et disciple de Vauban, à la demande du sultan Alaouite Sidi Mohammed Ben Abdallah qui décide de construire, en 1765, le plus grand port de son empire et lui en confie les travaux, avec mission de construire une ville de commerce dotée d’un port à l’abri des intempéries, même pendant les mortes-eaux.

Le Sultan désirait doter ses corsaires d’un port d’attache au mouillage sûr et d’où il pouvait surveiller la côte Sud pour empêcher les exportations clandestines. Le plan de la ville conçu en quadrilatère, est encore visible aujourd’hui, et il évoque pour certains, la ville de Saint-Malo. La ville est construite sur une basse et étroite presqu’île sableuse dont le rivage est fortement exposé aux fortes marées d’hiver de l’océan Atlantique.

Aux portes des deux cités, les forts des îlots, semblables à des navires de guerre au mouillage, protègent les deux belles. Les scalas, leurs batteries de canons pointés vers le large, disposées en fer à cheval ou alignées derrière les remparts face aux archipels d’îlots renforcent leur caractère grandiose : les échauguettes, interchangeables, postes retranchés placés dans les murailles, protègent le pied des remparts. Les bastions ou demi-bastions, haut perchés du côté de la terre, et les créneaux de mousqueterie dissuadent encore les éventuels ennemis de toute escalade.

A compter du 15ème siècle, la ville malouine connaît un essor économique sans précédent grâce à la pêche à Terre-Neuve. Cela continuera jusqu’au 17ème siècle, au cours duquel la cité, devenue premier port de France, connaît son apogée : on parle alors de ces « Messieurs de Saint-Malo », qui, sous Louis XIV, dominèrent le commerce et la course. Elle détient ainsi le monopole du commerce avec les Indes orientales.

Toutes les richesses, amassées à cette période, permettront à la ville d’agrandir ses remparts et de construire les hôtels particuliers qui font, aujourd’hui encore, la fierté de Saint-Malo, ainsi que, dans la campagne environnante, les « malouinières ». Ces demeures, plus d’une centaine, construites aux XVIIe et XVIIIe siècles sont ainsi de vaste demeures de plaisance pour les négociants de Saint-Malo : la décoration intérieure de ces résidences est souvent somptueuse. De leurs voyages, les armateurs rapportaient du bois des îles pour le mobilier et les parquets, des porcelaines, du marbre et des dessus en carreaux de Delft pour les cheminées : les pièces, quant à elles, étaient lambrissées de chêne.

Port royal, la cité de Mogador va progressivement assurer le commerce international du pays et devient le « port de Tombouctou ». Les caravanes subsahariennes apportaient d’Afrique leurs produits à destination de l’Europe. Durant la première partie du XIXe s, elle connut sa période la plus prospère en assurant près de la moitié des échanges maritimes, faisant d’elle le principal port du Maroc. C’est à cette époque que sont construites les maisons les plus somptueuses, par les riches commerçants venus s’installer dans la ville ainsi que par le sultan à l’intention des diplomates. La médina abrite un certain nombre de maisons de consuls, d’une richesse architecturale et décorative importante inspiré à la fois du style de construction européen et marocain. Toutes ces demeures attestent du goût raffiné de leurs constructeurs. Entre dunes et écume, Essaouira maintenait un équilibre, créait un lien entre les longues pistes caravanières et les grandes routes maritimes. Elle exporte les marchandises, grâce aux navires européens qui y font escale, vers Londres, Marseille, Amsterdam, Lisbonne ou Livourne. (cf. Guido n°10, avril 2006, « Mémoire du port »)

Au XIXe siècle Saint-Malo voit le tourisme se déployer précocement à la demande principale des Parisiens et des Anglais qui apprécient le site et y construisent de riches villas. L’activité balnéaire se développe. Des régates sont organisées dans la baie, des concerts et des pièces de théâtres, sont donnés pour l’aristocratie française, anglaise et même russe. Un casino est construit non loin de l’intra-muros. Après la côte d’Azur, la côte d’Emeraude devient la plus importante région touristique française.

La ville de Mogador se développe en tant que site touristique et balnéaire dans les années trente ; les touristes européens découvrent de plus en plus la cité, sa douceur et sa quiétude. Le tourisme s’organise avec l’ouverture des premiers restaurants et hôtels, établissements touristiques et commerciaux modernes, avec, en général, superbe vue sur la baie. Les plaisirs de la mer ne manquent pas et attirent les estivants des villes de l’intérieur du Maroc à la recherche de la fraîcheur ou en quête de pêche miraculeuse. Parallèlement, les voyageurs européens s’y rendent, attirés par les récits qui en sont faits, entraînant le développement de nouveaux commerces.

Le vent se lève. Les planches mettent les voiles, les baigneurs n’ont pas toujours très chaud ici comme là bas. L’air marin porte avec lui des parfums de liberté. Villes presqu’îles, cités corsaires, nos forteresses « Vauban » défient le temps, fières de leur histoire, les remparts dans les embruns. Les goélands et les mouettes, gardiens des lieux, piaillent portés par les bourrasques soudaines des vents qui s’engouffrent dans les rues.

Avec l’été à nos portes, les deux cités déploient leurs immenses plages sur leur baie respective. Villes en miroir, sur la gauche de la médina pour Essaouira, sur la droite de l’intra muros pour Saint-Malo. Toutes les deux partagent leur vocation de cités balnéaires battues par les vents mais ouvertes à tous !
Du passé prestigieux de la ville de Saint-Malo, recomposé, mythifié, sont nés les départs de courses océaniques, ou encore les salons d’écrivains comme celui des « Etonnants voyageurs ». A ce grand festival international annuel et à celui des « Musiques sacrées », répondent à Essaouira, tout autant ouverts sur l’extérieur, le festival des Alizés, celui des « Andalousies atlantiques » ou encore le très célèbre festival Gnaoua et musiques du monde.

Ici et là bas les éléments et les talents se déchaînent. Et peut être pourquoi pas, un jour, un jumelage possible ?

Guido : 43 - LE THÉ, UNE CULTURE PARTAGÉE ENTRE LA CHINE ET LE MAROC !!

La ville d’Essaouira met le Thé à l’honneur lors d’une exposition au musée Sidi Mohamed Ben Abdellah, sis rue Lallouj en direction de la scala atlantique, du 25 novembre 2013 au 15 juillet 2014.

Les premiers thés produits en Chine sont introduits au Maroc par les marchands anglais, par voie maritime, au XVIIIe siècle dans le port d’Essaouira dit aussi « Le port de Tombouctou ».

L’exposition « Le Thé, une culture partagée entre le Maroc et la Chine » organisée par le ministère de la Culture et l’administration du Patrimoine culturel chinois en partenariat avec l’Association Essaouira-Mogador et le musée nationale du thé, permettra aux visiteurs de découvrir la culture chinoise et marocaine qui s’est développée autour du Thé.

En haut du superbe escalier du musée, une affiche de présentation de l’exposition et ces mots : « …Aujourd’hui le thé vert est devenu une partie indispensable dans la vie des marocains. En tant que messager de la paix le thé jouera un rôle de plus en plus important dans les échanges économiques et culturels entre la Chine et le Maroc. » Aujourd’hui encore, la Chine et le Maroc sont les plus grands consommateurs de thé à l’échelle mondiale.
A l’étage, de belles salles aux portes voutées. La partie droite consacrée au pavillon chinois, celle de gauche au pavillon marocain. Une jolie muséographie, claire et explicite, des vitrines de vaisselle, d’objets ethnographiques, des panneaux informatifs sur les différents thés, la plante et sa culture, les rites qui lui sont associés, les manières de le préparer, la température de l’eau etc.…Côté marocain sont abordés la dinanderie, le sucre, compagnon inséparable du thé, les rituels du thé et sa symbolique, particulièrement celle de l’hospitalité et du bon accueil, le cérémonial du thé au Sahara avec la mise en scène d’une tente nomade et des personnages.

Une exposition ouverte au public jusqu’au 15 juillet 2014, inaugurée en novembre dernier et qui préfigure l’ouverture du musée du thé à Essaouira, coopération sino-marocaine.
Dans une ville où l’offre culturelle et muséale est relativement pauvre voilà vraiment une visite à ne pas manquer ! Cette manifestation célèbre la création du Musée National du Thé du Maroc à Essaouira, deuxième musée au monde consacré au thé, après celui qui existe en Chine. Un seul regret pour les visiteurs anglophones, pas d’explications disponibles en anglais. Seuls le chinois, l’arabe et le français sont proposés !

Guido : 43 - GÉRALD VALMER

Bleu, vert, jaune, violet ou mauve. Une vraie maison d’artiste dans laquelle pourrait évoluer Frida Khalo, son fantôme plane. Gérald en a d’ailleurs réinterprété, revisité un de ses autoportrait, fleurs, plumes de paons et couleurs.

Ici vit G.V., et navigue des pinceaux à la pâte de carton, le métal ou les pigments naturels, jamais en panne de créativité, d’inventivité et d’envies. Pas d’atelier, des coins qui varient en fonction de la lumière ou du temps. Un bonheur de réaliser, de découvrir. Murs colorés, tissus bariolés se combinent aux tableaux naïfs souiris, une multitude d’objets peuplent l’endroit, plumes roses aux lustres et coussins multicolores. Notre artiste se délecte de tout ce qu’il fait, de tout ce qui l’entoure, de tout ce qui est dans sa mémoire, une réalisation en appelle immédiatement une autre. Sous ses doigts naissent des personnages lunaires, sculptures de métal, la série des « Full moon ».

Ailleurs ses « Lalla » (« femmes » en arabe), femmes-têtes de métal, édentées, souriantes, et séductrices, Lalla zouina (la belle), Lalla ganja (la droguée) et deux autres compagnes. Dans le patio, en cours de finition, ses « Philosophes » bien inspirés, personnages étranges, visages aplatis aux yeux asymétriques et nez camus portant des anneaux, pâte de carton associé à du sable et autre alchimie, sortis tout droit de son inconscient et du fin fonds de l’Afrique, méditatifs, nés d’un geste spontané.
Plus loin encore, des tableaux, bouquet de coquelicots, femmes aux corps torturés issus de l’univers d’Egon Schiele, d’autres à la Bacon ou encore inspirés de l’œuvre d’Oskar Kokoschka.

Fasciné par les Orientalistes ou Camille Claudel, ses passions artistiques sont disparates combinées à un amour immodéré des fleurs et de la nature. Un même esprit se retrouve sur ses différents supports, ce qui l’intéresse est d’expérimenter, de toucher à tout, de mélanger les choses et de brouiller les pistes. Entre modernisme et mémoire plus lointaine, expériences et visions accumulées. Gérald tient à cette maladresse et à cette fraicheur dans ce qu’il produit. Influencé par ces nombreux artistes découverts tout au long de sa vie, mais pas de copie, ses traductions sont très personnelles et évoluent accompagnées par ses désirs.

A partir de 1998 Gérald fait des allers et retour entre la France et Essaouira puis s’installe en résident à Essaouira en 2005. Se souvient avoir toujours pratiqué la peinture ou testé la sculpture il y a fort longtemps, en terre à l’origine. Notre discussion l’amène à ressortir d’une pièce, un homme-sirène de terre cuite et de perles, si semblable dans les traits aux photos d’hommes exposées voici quelques années dans la ville.
Autodidacte pour tout, peinture, photographies pour lesquelles il obtient un prix aux Etats-Unis. Tout l’intéresse, une curiosité inassouvie et boulimique. Peinture, photographies, sculptures de métal ou de carton…une soif de tester, de faire. Inspiration multiple et joyeuse. Ici on ne parle pas de professionnalisme, seul le cœur a droit de cité. Un travail enlevé, vif et spontané, une vraie ferveur l’habite. Dans la « maison du bled » germent les idées, poussent, se développent et murissent. Frida, sa compagne de route l’inspire, muse-fantôme. Un paon se pavane dans le jardin, complète la symphonie colorée du tableau.
Show room dans son salon de coiffure en médina et expositions chez lui avec vernissage. La première s’est déroulée en janvier dernier, la prochaine, plus diverse dans sa production, aura lieu les 20 et 21 septembre 2014 dans sa maison à la campagne, « La maison du bled », Herrarta. Après Ghazoua, 8 km d’Essaouira sur la route d’Agadir, continuer vers Ounagha. Pour accéder à la maison la piste sera fléchée sur votre droite. Un moment convivial, sympathique et artistique à ne rater sous aucun prétexte !
Gérald Valmer,
tel : +212(0)6 61 95 10 86
https://www.facebook.com/gerald.valmer
Affichage avant l’exposition.

Guido : 43 - RAPHIA CRAFT MIRO UN CRÉATEUR RARE !

6 à 7000 paires par an de livrées. Création de 20 à 25 modèles plus ceux demandés par ses clients.

Après un séjour à Paris avec un show room dans la conception et la fabrication d’accessoires de mode faits main, Miro ouvre un atelier exclusivement d’hommes, en 1990 à Salé puis, au début des années 2000 il se délocalise à Essaouira, rue d’Agadir sur les conseils d’un délégué au Ministère de l’artisanat qui le convainc de délaisser Salé et Casablanca pour s’installer ici.

À l’heure actuelle, ses deux plus gros clients sont l’Australie et l’Italie ainsi que d’autres en Europe. En comparaison les ventes locales sont peu importantes.
Miro possède un atelier dans le centre artisanal à l’entrée de la vile face au palais de l’Heure bleue avec plus d’une vingtaine de femmes qui y travaillent et un autre non loin de sa boutique où d’autres femmes sont en formation afin de pouvoir fournir toutes ses commandes et ne plus renvoyer vers un autre fabricant.

Il élabore des prototypes revendus à de grands designers, il travaille neuf années pour Agnès B. ou pour des enseignes de luxe italiennes, puis, dans l’atelier tout est fait à la main par les femmes, les semelles découpées, le raphia tressé, brodé, perlé… avec une délicatesse rare. Miro a laissé tomber les accessoires et ne se consacre plus qu’à la fabrication de chaussures. Cuir et raphia, soie, brodées ou perlées, de superbes paires de chaussures, modèles hommes ou femmes, sandales, babouches, ballerines, sandales, tongs ou mules, toutes cousues et réalisées à la main, 100 % naturelles, sans clou, sans ajout de matières plastiques.

Entouré de femmes dans ses ateliers, créatif, inventif et dynamique, son entreprise se développe avec des produits toujours originaux, esthétiques, confortables et chics. Une qualité irréprochable, un souci de la perfection, Miro surveille lui-même les bains de teinture pour le raphia afin que les « bains » soient toujours identiques pour chacun de ses clients - partenaires.

Originaire de Madagascar la fibre arrive brute et est teinte ici en ville dans l’atelier de teinture de la rue de Chbanate au Nord de la médina. Sa vitrine à Essaouira, une petite boutique toute simple dans la rue d’Agadir où sont proposés quelques modèles. Les copies dans la ville sont nombreuses mais la seule vraie adresse est celle-ci.

Fines, délicates, confortables, chics toujours, des souliers qui subliment le pied !! Surtout ne pas se priver !!
Boutique « Raphia craft ».
A l’entrée de la rue d’Agadir près de la porte de Bab Marrakech.
Tel : 00212(0)6 61 34 72 13

Guido : 43 - LE PAON, OISEAU MYTHIQUE

Animal cosmique d’origine asiatique, le paon est très en honneur dans la mythologie perse, où il symbolise notamment le Trône, chez les Soufis et dans le folklore arabe.

Il figure l’univers, la pleine lune, le soleil au zénith. Il serait même à l’origine des clepsydres des anciens califes Abbassides. Dans de nombreuses sectes, particulièrement en Turquie, Syrie, Irak, Iran, Liban, le paon symbolise le soleil et l’immortalité. Grâce aux larmes du Malik Taous, « le paon-roi », symbole double, bien et mal amalgamés, et surtout symbole divin, le feu de l’enfer peut être éteint. Oiseau médiateur, ce gallinacé est prisé par les charlatans, les cartomanciens, les talebs et les rebouteux.

Plus près de nous, il n’est pas rare d’entendre leur célèbre cri étrange dans les campagnes avoisinantes de la ville d’Essaouira et bien au-delà, car le paon est un oiseau, non seulement beau, plumage légendaire aux mille yeux porte bonheur, ou pas selon certains, mais surtout chasseur efficace pour tuer les serpents et les scorpions. Son utilité est là bien plus terre à terre !

Le plumage du paon, du moins celui du mâle, arbore des couleurs et des reflets multiples, parmi les plus belles que l’on puisse observer dans l’ordre des galliformes. Sa parade amoureuse lui fournit l’occasion d’exhiber les multiples éléments le composant. L’instrument principal de sa cour auprès d’une conquête éventuelle est, outre la livrée bleutée aux reflets métalliques qui couvre son cou et son corps, une longue traîne de quelque 100 à 150 plumes qu’il déploie en roue. Les noirs, les bruns et toutes les teintes dérivées dans la gamme du rouge, de l’orange, de l’ocre sont dus à la présence, en concentration variable, d’un pigment foncé, la mélanine.

Les irisations, les teintes aux reflets métalliques, notamment les verts, les bleus et les dorés, proviennent de la diffraction des rayons lumineux. Cette décomposition de la lumière est elle-même assurée par la structure particulière et complexe des éléments constitutifs de la plume, qui agissent comme autant de prismes. Arrêtons-nous à son fabuleux plumage car le paon véhicule depuis des siècles une telle multitude de croyances ou de légendes que l’on n’en finirait jamais. Signalons juste que l’on trouve notre oiseau comme ornement dans les tapis de prière, ainsi que sur les murs des demeures musulmanes où très généralement un double symbolisme liturgique et décoratif lui est attribué.

Guido : 43 - ROUTE CÔTIÈRE DE SAFI, KASBAH HAMIDOUCH, AGOUZ, SOUIRA KÉDIMA

Balade et visites culturelles, naturelles et balnéaires !!
Un bel itinéraire à faire sur la journée ou un week-end car les possibilités de loger à Souira Kedima sont nombreuses.
Ces dernières années la petite ville développe sa vocation de station balnéaire avec restaurant, front de mer, hôtels et plages.

Au Nord d’essaouira, en direction de Safi, la route côtière traverse sur les vingt premiers kilomètres les forêts de genévriers. Puis la forêt se fait plus claire, plus steppe arborée que massif forestier.
La côte est basse, sableuse et se prolonge sur cinquante kilomètres vers Safi parsemée de quelques taches isolées de richesse agricole. Elle traverse le pays Chiadma, dominé par le Djebel Hadid (la montagne de fer), fief des Regragas. Ce territoire est habité par les Berbères Regraga, descendants de sept saints, apôtres de l’Islam. Chaque printemps leur pèlerinage commémoratif (moussem des Regragas) s’organise autour de sept marabouts, et s’accompagne de festivités qui se déroulent, de village en village, dans la région, durant quarante quatre jours. Les Regragas font halte à Essaouira le 4 avril. De nombreux marabouts ou mausolées s’égrènent dans la région, sur la côte (Moulay Bouzerktoun, 25 km nord d’Essaouira), et dans les terres (Kourati, Akermoud, Had Dra etc.) : chacun de ces sanctuaires a son propre rituel, son moussem consacré à un saint personnage, homme ou femme.

Des échanges caravaniers et commerciaux intensifs ont existé dès le 11e siècle entre le Haut Atlas et le port atlantique d’Agouz à l’embouchure de l’oued Tensift. La Kasbah Hamidouch, une dizaine de kilomètre avant Souira Kédima, dont il reste des ruines au milieu d’une forêt d’eucalyptus, fut construite au 13e siècle par les Saadiens, sur la rive gauche du Tensift. Elle fait partie d’un système de postes fortifiés mis en place par Moulay Ismail au 18e siècle qui agrandit le bâtiment existant. Les restes de l’enceinte principale extérieure, de 150 m de côté, et renforcée par une seconde enceinte, ponctuée de 8 tours carrées et doublée d’un fossé de 5 m, qui entoure une cour avec des vestiges de magasins, demeurent impressionnants malgré leur état de délabrement : construits en terre rouge, seuls quelques animaux y paissent au milieu des vestiges d’une mosquée et de divers logements, des tortues y nichent, et les paysans y cultivent du maïs ou d’autres plantes selon les saisons et les années. Destinée, à l’origine, à protéger cette route commerciale et à accueillir les voyageurs, cette ancienne forteresse contrôlait, au nord, le pays des Abda, et au sud, le pays des Chiadma.

L’embouchure du Tensift, seule brèche dans le système dunaire, contournée et étroite, est ensablée. Les eaux sont rouges. L’oued remonte, à l’intérieur de la région, dans un environnement très vallonné, vers Talmest, sur la route de Casablanca à environs 45 - 50 km d’Essaouira.

Aux alentours de 1520, le gouverneur portugais de Safi, construisit la forteresse d’Agouz, à l’embouchure de l’oued Tensift. Les ruines de ce ribat (monastère fortifié), en partie restaurées, sont visibles au bord de l’eau, à Souira kédima (« l’ancienne enceinte »), à une soixantaine de kilomètres au nord d’Essaouira, village de pêcheurs aux barques traditionnelles mais également petite station balnéaire aux infrastructures touristiques en plein développement. Très belles plages au nord de la localité. Au village, une tombe géante, en forme de cromlech (11m sur 4), survivance d’un culte préhistorique comme il y en a tant d’autres en Afrique du Nord, fait l’objet de pèlerinages périodiques et de cultes obscurs.

Une jolie petite cité en plein essor touristique où combiner sorties culturelles et farniente. Au retour sur Essaouira ne pas rater le coucher du soleil sur la côte, à n’importe quel endroit. De même, en arrière du village de Souira Kedima, les eaux rouges du Tensift prennent des teintes extraordinaires.

Guido : 43 - ZAPPING EN VILLE

Un vent souffle sur la ville, rien d’exceptionnel concernant le vent surtout en cette saison, mais celui-ci tire la ville vers le haut. Les projets se multiplient et se concrétisent pour certains, les travaux d’embellissement et de restauration de la ville se poursuivent. Les remparts sont terminés dans leur totalité, toutes les portes d’accès de la médina sont de couleur rose comme dix ans auparavant, ainsi que les portes arcades qui séparent les différents souks dans la rue qui traverse la vieille ville. Ce rose là demande à juste être patiné par le temps.
Dans la ville nouvelle tous les trottoirs sont en cours de finition, pavage et bordures bleues, partout de nouveaux cafés ou boutiques, donnant à la cité l’air d’une grande. Un nouveau supermarché dont les travaux ont longtemps été stoppés ouvrira à l’entrée de la ville, « Label vie » une enseigne de Carrefour. Les habitants repeignent leurs façades, les restaurations de maisons sont nombreuses. Tout est de plus en plus propre ! Le front de mer n’est pas en reste et même si les travaux ont pris du retard, l’entreprise est titanesque, les bords de plage se dessinent avec jardins, allées cyclistes ou piétonnes, espaces de jeu etc.…
De nouveaux aménagements verts voient le jour dans la ville, le long des remparts de Bab Marrakech, à l’extérieur. Cinq palmiers malades du Méchouar, entrée de ville près de l’horloge ont été remplacés par de beaux spécimens adultes, une opération impressionnante !! Et enfin le parking du port aménagé et règlementé qui facilitera la vie des automobilistes.

Du côté des restaurations il est à nouveau question du consulat Danois, de l’église portugaise en bien mauvais état, des cimetières des trois religions. Idem l’idée d’un centre culturel pour la ville, celui dessiné par Oscar Niemeyer, revient dans les projets. Un point noir toujours, le mellah !

Terre de tolérance et de brassage des cultures, Essaouira a accueilli l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Dwight L. Bush Sr, pour sa première visite dans la ville les 12 et 13 juin 2014. Lors de cette visite, son Excellence Monsieur l’Ambassadeur s’est rendu au site des cimetières des Trois religions pour s’enquérir des travaux de réhabilitation financés dans le cadre du programme « Ambassadors Fund for Cultural Preservation », le Fonds des Ambassadeurs pour la préservation culturelle. En effet, l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Rabat a octroyé, en 2012, une subvention à la Fondation du Haut Atlas pour un projet d’entretien et de préservation des cimetières musulmans, chrétiens et juifs d’Essaouira. Pour ce faire, la Fondation du Haut Atlas a impliqué dans ce projet d’une année les associations locales, les leaders communautaires, les étudiants et les enseignants de la région. Par ailleurs, le choix des cimetières des Trois religions n’est pas fortuit. Ces sites sauvegardent dans leurs vestiges un passé ou s’embrassent les cultures et les religions.

Un nouveau service de navettes Express partagées entre Essaouira et l’aéroport de Marrakech est en place. Il existe plusieurs horaires qui viennent compléter ceux des BUS pour nous permettre de prendre des vols tôt et arriver sur des vols plus tard le tout à des prix très compétitifs de 23 euros par personne. Les résidents et les frequent travellers pourront profiter d’avantage supplémentaires au fur et à mesure qu’ils apparaitront et les hôteliers et maisons d’hôte et commerçants également en s’inscrivant sur http://www.MarrakechEssaouiraExpress.com/guido

Exposition – A noter une exposition-vente à Dar Souiri du 15 au 30 août 2014 sous l’égide de l’association Project 91 pour financer un projet humanitaire comme elle le fait toujours. L’artiste exposé, Stanley Chow, mondialement connu avec ses portraits de personnalités, de Mickael Jackson à Marilyne Monroe ou encore Nina Simone, travaille en association avec Karl Lagerfeld. Ne pas rater non plus la boutique de l’asso rue Chbanate, débordant de jolis objets design et locaux.

A signaler pour le plaisir des gourmands un très joli restaurant ouvert par un jeune marocain riche d’idées, « Le Loft », à la belle décoration de bois, de paniers tressés multicolores, de tapis/tableaux et de lampes rétro dont la carte est bien alléchante. Ouvert l’après midi avec livres et Wifi à disposition. Facile à trouver, dans la ruelle qui mène sur la place de l’horloge.
Pour les connaisseurs encore et les amateurs de bons fromages et de charcuterie toute aussi fameuse, rendez vous aux « Délices d’Inès », dans la ville nouvelle non loin de la « Maison Gourmande »

L’aéroport d’Essaouira peine encore à atteindre un nombre suffisant de vols desservant la ville. Une infrastructure sous exploitée. En 2013 il a accueilli 80000 passagers pour 8 vols par semaine, et en comptait 25 000 en 2012 pour seulement 2 vols.

Seules trois compagnies se partagent les vols sur Essaouira, Royal Air Maroc, Transavia et Ryanair. Le désenclavement de la ville, qui voit pourtant le nombre de ses visiteurs s’allonger, passera par l’augmentation des vols. Un unique vol supplémentaire sur Marseille est prévu pour le mois d’août 2014, quant à celui ralliant Charleroi en Belgique, il a disparu en mars dernier, manque de rentabilité et analyses financières.

Des projets de nouvelles lignes sont en cours d’étude par l’ONDA, ONMT et certaines compagnies d’aviation mais rien ne filtre pour l’instant. L’aéroport se pare pourtant d’une infrastructure suffisante avec boutiques, cafés et banque. La nouvelle équipe de l’aéroport, dynamique et jeune, travaille sur un partenariat/jumelage entre l’aéroport de La Rochelle et celui d’Essaouira, déjà jumelées économiquement, dans le but de mettre en place une ligne entre les deux cités.

Essaouira au Maroc, La Rochelle en France : deux villes déjà liées par un accord de jumelage, et qui partagent une même qualité de vie, et une approche qualitative du tourisme. Cités historiques et maritimes, toutes deux ont des remparts qui dominent l’Atlantique. Mercredi 4 juin, à l’occasion de CONNECT, les deux aéroports ont signé un accord destiné à l’ouverture d’une ligne aérienne régulière La Rochelle-Essaouira. Les discussions dans les prochaines semaines seront déterminantes pour parvenir à l’ouverture de la liaison. Les deux villes se connaissent déjà bien, puisqu’elles sont jumelées, et pratiquent des échanges depuis plusieurs années. L’annonce de l’ouverture de la ligne générerait un trafic immédiat, d’autant plus qu’il y a pour le moment peu de destinations « soleil » à partir de La Rochelle. Loin du tourisme de masse, la destination proposera des formules attractives. Essaouira est également une destination qui ouvre les portes du Maroc, puisqu’elle se situe à mi-chemin de Marrakech et d’Agadir..
L’Aéroport d’Essaouira aux rythmes Gnaouis

"Essaouira Mobile"

"Essaouira Mobile" est la première application mobile de géolocalisation dédiée à la ville d'Essaouira. Elle comprend une sélection de lieux les plus importants afin de vous permettre une découverte guidée de la ville.

Pour chaque lieu sont proposés un large éventail d'informations incluant une description, des photos, son adresse, son numéro de téléphone, son adresse mail, son site web, son emplacement sur la carte, votre position actuelle et le chemin pour y aller ainsi qu'une annonce promotionnelle.


Télechargez l'application pour :


L'intérêt particuliers de cette application est que chaque établissement a les fonctionalités suivantes :

Partage : A tout moment, une actualité concernant un lieu peut être annoncée. Ainsi, par exemple, une promotion ou un divertissement particulier peut vous être proposé.
Géolocalisation : La localisation GPS vous permet de localiser et vous orientez dans la ville avec un itinéraire.
Favoris : Il est également possible d'ajouter ou retirer des lieux à vos favoris. (sauf pour la version internet).
Hors ligne : en mode OFFLINE (aucune connexion), vous gardez toutes des informations de chaque établissement ainsi que sa localisation.

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