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Le GUIDO : Le magazine d'Essaouira


La renommée d'Essaouira a considérablement grandi ces dernières années. A l'artisanat traditionnel axé sur la bijouterie et le bois de thuya sont venus se greffer d'autres centres d'intérêts. Quatre festivals annuels, des artistes peintres singuliers, la célèbre confrérie des gnaouas, la production d'huile d'argan, attirent de nombreux visiteurs.

Pour mieux les accueillir, Essaouira a considérablement augmenté sa capacité d'hébergement avec de nouveaux riads et hôtels, des golfs et de nombreux restaurants pour agrémenter votre séjour. De multiples activités de loisir sont proposées : quad, surf, randonnées pédestres ou à cheval, etc..

Le charme de la cité des Alizés, avec sa médina, offre des images pittoresques au détour des ruelles voûtées, dans l'animation des souks, sur les remparts et leurs skalas. Les vents et l'océan font la joie des amateurs de surf et autres sports nautiques et le petit port qui a connu des heures de gloire, alimente la gastronomie locale.

Au fil des éditions le but de ce magazine est de vous distraire et de vous informer. Nos rubriques détaillent l'histoire de Mogador, le tourisme rural, l'artisanat, les festivals, en bref, tout ce qui fait d'Essaouira une destination phare au Maroc.

LE DERNIER NUMERO

Guido : 42 - EDITO N°42

Essaouira une ville en mouvement !!

Non plus une ville comme le disait Georges Lapassade « Essaouira ville à vendre » ! Embellissement de la ville, travaux de titan, festival en vue, rallye des gazelles ou rallye d’ULM, nouvelles boutiques, récents endroits café/resto branchés, ouverture de galeries qui soutient l’idée d’Essaouira ville artistique, soleil et été qui s’installent, animations tout azimut…la ville renaît sous des dizaines de projets.

Désirs de musées, désir de culture, désir et plaisir de vivre dans une ville ouverte au monde. Un magazine dans lequel naviguer, de la ville et son patrimoine juif à la découverte d’une région vers le Sud étonnante, des nouveautés de la rue à la peinture d’Orient d’un dessinateur de talent, des odeurs d’épices aux témoignages d’hier et d’aujourd’hui.

Que chacun profite de toutes ces belles innovations et se plaise dans la lecture du magazine et dans la vie de la cité !

Guido : 42 - MAGIE DE TOUJOURS MEMOIRE D’ANTAN IMPRESSIONS D’AUJOURD’HUI-!!!!!



MAGIE DE TOUJOURS
Pour tous, de tout temps, la magie souirie opère. Certains s’en lassent, d’autres pas. Les nouveaux arrivent et succombent. Une ville aux mille charmes.

Chacun témoigne : une enfance passée ici, un séjour, une vie entière… Douceur océane, décor de carte postale, histoire romanesque et richesse culturelle : difficile de ne pas succomber aux charmes de l’ancienne Mogador. Concernant “la représentation, l’idée de la ville”, elle est pour l’un indissociable de la mer et du vent qui, plus encore que son architecture, créent des rites, des cérémoniaux très simples qui font que le visiteur se retrouve toujours “chez lui” même après une longue absence. La vie sur la plage et sur la promenade qui la longe sont pour le visiteur LA représentation d’Essaouira, avec ces femmes emmitouflées qui profitent seules de la tranquillité du petit matin, les joueurs de foot de l’après-midi, les couples amoureux du soir et toujours, ces groupes de chiens libres comme l’air. Sans le savoir, ils sont dans ce décor somptueux des murailles du port les acteurs appliqués d’un spectacle dont on ne se lasse jamais.

Essaouira, ce sont les mouettes dans le bleu du ciel jouant avec le vent, les barques aux nez retroussés, la brillance argentée des poissons débarqués, le mouvement des hommes, l’accord de leurs gestes et de la mer dans le profil cintré des bois ajustés, les traits de l’écume sur les remparts et l’océan qui meurt sur les rochers verts.

MEMOIRE D’ANTAN
1940/50 – « Près de Mogador, devant la ville, près des remparts et du port, se trouve une île : l’île-aux-faucons. Ce n’est pas vraiment une île, c’est un rocher que la mer fracasse, érode ou caresse suivant le temps et son humeur.
Ancienne prison phénicienne, île du bout du monde, elle se trouve là, aux portes d’Essaouira la Magnifique que ses habitants, où qu’ils soient, transportent dans leur tête et dans leur cœur. Une ville avec une âme, avec une flamme, qui brûle encore dans le cœur des gens de Mogador.
La rue des Ebénistes, la rue des Bijoutiers, le cinéma Kakon, les cocos roses moelleux et fondants de Ouazana, Messoda la cuisinière, les gargotiers près du port : monuments de la mémoire. Les gâteaux de chez Driss pour toutes occasions : visites à l’improviste, mariages intimes, Bar Mitzvah de pauvres. Dames aux chapeaux verts, omniprésentes et discrètes qui, très sérieusement et très régulièrement, prenaient leur « five o’clock tea », comme elles disaient, à quatre heures.
La mer gelée malgré le temps toujours au beau fixe. Le chalet de la plage avec son propriétaire, le gros Woisnard, personnage légendaire, et sa moto BMW qui se faufilait entre les calèches d’Oja. Le club où l’on passait des heures entre deux parties de cartes, à refaire le monde, à anticiper sa vie, à arranger un mariage ou à comploter un départ. Le café de France, l’unique café de la ville, et bien sûr la plage avec ses dunes, et ses longues promenades qui finissaient immanquablement aux vestiges du Fort portugais.

Un port de pirates où les embarcations ressemblaient à ces galions du temps jadis. Elles rapportaient comme des trésors des poissons d’argent dansant dans leurs filets et des images grandioses dans les yeux des pêcheurs de Mogador. Les habitants? Des gens à l’attitude particulière, aux manière différentes, avec une façon de parler bien à eux, une espèce de noblesse, de dignité, de détachement, qui n’existe nulle part ailleurs que chez ces gens, ces gens de Mogador. Le passage des Anglais au siècle dernier a dû y être pour quelque chose car ils émaillent leur conversation arabe de quelques mots gentiment empruntés à cette langue, ce qui leur donne encore davantage de charme. Sur le chemin de Oualidia, j’avais insisté pour visiter cette ville que je ne connaissais pas mais dont tout le monde vantait le caractère spécifique et la beauté unique.
C’est là, pour la première fois, que j’entendis parler de l’île-aux-faucons. Une colonie de faucons pèlerins peuplait en effet ce rocher. Des oiseaux rapaces d’une grande beauté et, chose remarquable, nombreux, pour cette espèce en voie de disparition. Le vent qui souffle de façon quasi permanente entre les feuilles d’arganier et d’olivier raconte des histoires bien étranges. Pourquoi, par exemple, les faucons décidèrent-ils de quitter définitivement l’île, eux qui vivaient là depuis des siècles? Etait-ce la peur? Etait-ce la peur de la peur? Etaient-ce les vents houleux, les vents chargés de sel marin et d’odeurs de poisson grillé qu’une enfilade de marchands vendait dans le dédale des rues autour du port?

Ces vents qui rendaient fou! Nul ne le sait, tout ce que je peux vous dire, c’est qu’ils partirent inéluctablement, comme si inconsciemment, confusément, ils sentaient que désormais, leur destin se situait ailleurs, sous des cieux plus cléments, moins tourmentés, moins hasardeux. Alors ils prirent leur envol, un grand vol large et majestueux, poussant des cris puissants et comme désespérés qui déchiraient le ciel clair. Puis, petit à petit, les uns après les autres, ils partirent pour ne plus revenir. Pourtant, où retrouveraient-ils jamais la poésie de cette ville blanche aux accents bleus comme la mer, cette ambiance si chaude, si paisible?

Des enfants jouaient là, indifférents au passage du temps. Pour un dirham, la monnaie locale, ils mangeaient des sardines, un oignon, un piment, du pain. Quelquefois, ils achetaient pour trois fois rien des gâteaux aux œufs de goéland de chez Driss, dont ils raffolaient. Puis pendant des heures, ils allaient observer les faucons. À l’exception de quelques spécimens, l’île se dépeupla inexorablement. Ne restèrent que les mouettes et les goélands qui suivent encore, indolents, les bateaux revenant du large. Ce fut la fin des faucons pèlerins sur le rocher de Mogador. Les quelques-uns qui restèrent, accrochés à leur rêve, rattachés à leurs souvenirs, conscients, semble-t-il, de leur fragilité attendent je ne sais quel messie pour leur indiquer le chemin. En attendant, le rocher se vide comme se vide Mogador. Ainsi en est-il de certaines communautés qui rétrécissent comme peau de chagrin, qui essaient, malgré l’histoire, de survivre, qui tentent de se fondre, de se confondre avec leur environnement mais qui finissent par partir comme sont partis, et partent encore, contre leur gré, ces grands faucons pèlerins, beaux et nobles, sur le rocher de l’île de Mogador. Seul un vieux faucon, solitaire et triste, le dos voûté, le regard vague, fixé sur l’horizon, attend, avec de moins en moins d’espoir, que ses enfants reviennent. »
Bob Oré Abitbol- daté de + ou – 1940
extrait de la « Gazette de Dafina »
IMPRESSIONS D’AUJOURD’HUI
« Que représente Essaouira pour moi ? C’est un peu demander à un breton s’il aime la mer et les bateaux...
Toute mon enfance a été bercée par elle, à la pêche d’abord, puis sur les pétroliers ensuite... Pour moi, Essaouira est un copié-collé de ce port de Douarnenez que j’ai connu dans les années 50/60 avec toutes ses scènes et ses animations portuaires... je me dépêche de les reproduire sur mes feuilles d’aquarelle tant qu’il est encore temps...
Quel bonheur de revenir respirer l’air du large après de magnifiques balades au fin fond du pays avec les yeux remplis d’images, les oreilles pleines de sable et le carton à dessins regorgeant d’aquarelles et de croquis...
Essaouira ? Il est facile de se faire des amis, les Souiris étant super sympas!! Et c’est ce qu’ils ont en commun avec les bretons, non? »
Charles Kerivel
dessinateur, peintre, aquarelliste

La scala, côté atlantique c’est un endroit. Quand je ne me sens pas bien je m’assieds sur un canon et regarde la mer. Quand ça va mieux je reprends mon travail. Dans ma boutique je ne vois que la rue, étroite. Je n’ai pas d’horizon. Chaque fois que j’ai des problèmes je vais là. Tu sens en toi la force des gens passés là avant nous. Je suis puissant, je peux défendre ma ville. Tu te charges d’une énergie positive avec l’océan et la hauteur des remparts. Je regarde l’espace, le large. L’hiver aussi, avec le coucher du soleil, cela me réchauffe. Pour moi, le meilleur jour que j’ai passé à Essaouira c’est quand je rencontre des gens du monde entier. C’est cela Essaouira : c’est comme l’espace, ça ouvre. Et c’est un lieu où des gens qui se connaissent d’autres pays se rencontrent, par coïncidence.
Mohamed Taftika
pâtissier dans la rue sidi Mohamed ben Abdallah.

Guido : 42 - CIMETIÈRE JUIF & HAÏM PINTO

Le cimetière juif
L’ancien cimetière juif, situé à la sortie de la ville par Bab Doukkala, reste un endroit étrange et émouvant : plantées à pic devant l’océan, les tombes y sont enchevêtrées sans aucune cohérence apparente, gravées et ornées de mystérieuses figurines.

Ce vieux cimetière marin juif d’Essaouira fut utilisé jusqu’à la fin du 19e siècle. Situées au nord des remparts, le long de l’océan, les tombes présentent un aspect souvent détérioré, car le lieu, non clos à l’origine, ouvert aux vents et aux embruns, a favorisé l’érosion des plus anciennes. Plus tard le cimetière sera entouré de murs dotés de trois portes d’accès. Les funérailles se faisaient par l’une ou par l’autre, ce qui explique le désordre anarchique dans la disposition des tombes, serrées les unes contre les autres comme pour se protéger des embruns, se touchant ou se chevauchant, ne facilitant pas les déplacements des visiteurs.

Au milieu de cet enchevêtrement trône le mausolée du rabbin Haïm Pinto. De nos jours, l’accès à l’ancien cimetière se fait par une porte donnant sur la rue. Trois marches sont à gravir : l’explication donnée par le gardien étant que le cimetière comporte plusieurs couches superposées de sépultures ; certaines sont enfouies dans les sables.

D’après des chercheurs, dans ce vieux cimetière environ 2400 tombes sont dénombrées. Les dalles funéraires les plus anciennes sont sculptées directement dans le grès marin, les plus récentes dans le marbre. La population juive a adopté unanimement la même forme de sépulture : la dalle anthropomorphe. Mais vers 1915 les tombes anthropomorphes ne sont plus guère utilisées.

L’aspect très particulier des tombes du vieux cimetière juif frappe par leur aspect et leurs représentations. Ces tombes sont intéressantes : contrairement à la tradition juive qui interdit la représentation humaine, elles ont une configuration anthropomorphe très marquée. Ce type de tombes se retrouve dans d’autres villes du Maroc, mais presque exclusivement dans les villes des côtes atlantique et méditerranéenne. Ni les grandes villes historiques de l’intérieur du pays, ni les petits villages en pays berbère ne présentent cette forme de sépulture.

Les dalles parallélépipédiques, larges de 30 à 50 cm, peuvent atteindre 2m de longueur et ne sont pas toujours scellées au sol mais simplement déposées sur la sépulture. Elles présentent des gravures à figuration humaine : le corps y est représenté dans son ensemble et la tête est parfois coiffée d’une couronne en forme de soleil ou de croissant de lune, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Des motifs floraux ou géométriques rappelant les motifs berbères viennent compléter les festons qui agrémentent le bas du corps, symboles religieux ou ethnologiques ; parfois des épitaphes le recouvrent entièrement. D’après les chercheurs, les tombes épigraphiques appartiennent plus fréquemment aux hommes. Ce cimetière se trouvent dans le prolongement des cimetières chrétiens situés à la sortie Nord de la ville par Bab Doukkala, en direction du quartier industriel. Le nouveau cimetière de la ville (1874) accordé aux juifs pour enterrer leurs morts ne comporte que très peu de tombes anthropomorphes.
La Hiloula
Chaque année à la fin du mois d’août près de deux mille pèlerins juifs venus du monde entier se retrouvent dans la Cité des Alizés pour célébrer la Hiloula de Rabbi Haim Pinto.
Le terme Hiloula est utilisé pour désigner le jour anniversaire du décès d’un Tsadik (Yartzeit). Ce jour là, on se réunit pour faire les louanges du Tsadik qui est décédé, en effet, le livre « Chem Arié » rapporte que « Hiloula » est lié au mot « Hallel », qui signifie louange. On rappelle son Avodat Hachem (service de Dieu), ses actions, ses midot (traits de caractères), son amour infini pour les créatures de Dieu et surtout sa proximité avec Hachem et ses miracles.
Les juifs marocains restés au pays ou résidents à l’étranger et leurs concitoyens musulmans se réunissent devant le sanctuaire à l’occasion de la célébration de la « Hilloula ». Le pèlerinage de la « Hilloula » est une des traditions les plus chères à la communauté juive. Il symbolise une des manifestations religieuses les plus originales du judaïsme marocain, avec le culte des saints qui trouve son origine séculaire dans l’influence arabo-musulmane.
Depuis plus de 15 ans, les Juifs marocains du monde entier marquent de manière plus forte chaque année leur attachement pour leur pays et y viennent en masse pour effectuer des pèlerinages aux sanctuaires et aux saints enterrés au Maroc. Cet évènement est marqué par des chants et des prières juives pour 7 jours de recueillement et de dévotion. C’est un cachet spécifique multiculturel de la coexistence fraternelle des fidèles des deux religions monothéistes ancrées dans la spiritualité du pays. La « Hiloula » constitue donc l’un des cultes et des traditions israélites au cours desquels les membres de cette communauté résidant au Maroc ou à l’étranger visitent les différents mausolées juifs où ils organisent notamment des prières et allument des cierges. Une occasion pour se recueillir aux côtés de leurs concitoyens musulmans.
la hiloula pour Haïm Pinto
A Essaouira se déroule chaque année à la fin du mois d’août une Hiloula en hommage à Rabbi Haïm Pinto. Les pèlerins viennent de différents coins du monde, les représentants des autorités locales et d’autres personnalités sont également présents. Chacun partage des moments forts de spiritualité et de recueillement, ponctués de prières, et réitèrent leur ferme attachement à leur Mère-patrie, le Maroc, et se félicitent de l’accueil chaleureux qui leur est réservé et des dispositions prises par les autorités locales pour le bon déroulement de cette fête religieuse.

Au cours de la première soirée, les participants implorent Dieu d’accorder à SM le Roi Mohammed VI santé, bonheur, longue vie et gloire et de couronner de succès les actions que le Souverain entreprend pour le bien de la nation. L’assistance prie également le Tout-Puissant de combler le Souverain en la personne de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de l’ensemble des membres de l’illustre Famille Royale. « Les juifs présents à ce moussem viennent pour renouveler, comme chaque année, leur attachement au Trône alaouite et prier pour la paix dans le monde », a déclaré en août dernier le rabbin David Pinto, mettant en exergue l’ouverture du Maroc sur les civilisations et les religions. Il a, par ailleurs encore cette année, fait observer que plusieurs articles de la nouvelle Constitution, approuvée par référendum populaire le 1er juillet dernier, stipulent que le Maroc est un pays de diversité et de tolérance, où la cohabitation est mutuellement respectée entre ses citoyens juifs et musulmans. « La nouvelle constitution garantit à nous tous le libre exercice des cultes, et combat toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison de ses croyances ou de sa culture », a-t-il indiqué.

Le gouverneur, a lui aussi rappelé la portée profonde de ce moussem « riche de significations et de symboles », a appelé à transmettre aux générations futures « les valeurs communes entre juifs et musulmans et leur faire découvrir la dimension spirituelle qui nous rend responsables et solidaires contre le mal et disponibles pour notre bien commun ».

Décédé le 28 septembre en 1845 à l’âge de 96 ans, le Rabbin Haim Pinto a pu réaliser un de ses grands et nobles rêves, la construction à Essaouira d’une synagogue dans laquelle il passait la majeure partie du temps à prier Dieu et enseignait la Torah.
Cette synagogue a été restaurée il y a environ dix ans et se visite. Elle se situe dans une ruelle donnant sur la place principale du mellah, tout près de bab Doukkala. Les rendez vous sont à prendre auprès de la gardienne du cimetière marin juif où se trouve le mausolée du rabbin Haïm Pinto et dans lequel se déroule la hiloula. Une plaque sur le mur extérieur du cimetière donne un numéro de téléphone en cas d’absence ou de fermeture du cimetière.
La synagogue Haïm Pinto
Ancienne demeure de Haïm Pinto datant du 19e siècle, la synagogue se situe à l’extrémité Nord du Mellah, face aux remparts restaurés, au milieu de maisons menacées d’effondrement. Elle est proche de l’ancienne école juive.
Le rez-de-chaussée accueille les fidèles. Le premier étage est consacré à la prière. Les femmes ont leur propre salle au même niveau, un puits de lumière ainsi qu’une ouverture grillagée sur la partie centrale de la synagogue, l’oratoire, leur permet de voir sans être vues. Une vielle porte a été conservée ainsi que les anciens carrelages, les plafonds en bois comportant une croix de David dessinée sont également d’origine. Restaurée, la petite synagogue n’est que peu fréquentée et seuls les dons assurent son entretien.

Guido : 42 - LA SYNAGOGUE SLAT LKALHAL

Il y a deux ans, dans le numéro du mois de mars 2012, je vous parlais de la restauration de la synagogue Slat Lkahal. Les travaux avancent et témoignent d’une vraie volonté de préserver la mémoire de la ville.
Le patrimoine bâti d’Essaouira par ses consulats et ses lieux de culte témoigne d’une époque de cohabitation et de dialogue des cultures. Mosquées, synagogues et églises rappellent ces époques d’échanges, attestant de la qualité de terre de rencontres, de mélanges, regroupant des populations arabes, juives, berbères, africaines ou européenne dans la ville. Néanmoins il est à déplorer que ce patrimoine tombe en ruine et que de nombreux bâtiments chargés d’histoire disparaitront tôt ou tard.
Dans un esprit de sauvegarde du patrimoine juif de la ville Haïm Bitton a entrepris voilà deux ans une opération de renaissance de la synagogue Slat Lkalhal.
Celle ci se situe à l’extrémité Nord du Mellah, après l’arche qui est au bout du terrain dégagé, en venant de Bab Doukkala et en rentrant à droite, au Mellah.
Souiri d’origine, Haïm Bitton vit en Californie. Il lance ce projet de réhabilitation et de sauvegarde de la seule synagogue communautaire de la ville d’Essaouira sur plus d’une quarantaine inventoriée dans la ville, de taille plus ou moins importante. Les travaux de la synagogue Slat Lkahal ont commencé sur les fonds propres de Haïm Bitton animé par une grande détermination.

Une association a été créée dans le but de trouver les financements pour œuvrer à sa préservation ; des juifs mogadoriens du monde y participent déjà, la solidarité est puissante et les liens très forts. Plus de 30 tonnes de gravats évacués des lieux, le plafond s’écroulait, infiltré et détruit par le temps et la pluie. D’un état de délabrement avancé la synagogue aujourd’hui a tout le toit de refait, de repeint. La salle de culte est quasi entièrement terminée. Le retable a été décapé, les murs nettoyé et les motifs anciens, motifs que l’on retrouve sur les actes de mariage juifs, ont été repeints à l’identique. Ce lieu de culte possède un retable ou arche (heikhal en hébreu) en bois travaillé, de facture italienne et non locale, baroque, en provenance de Livourne, en relativement bon état mais nécessitant restauration et peinture. Aujourd’hui il a été décapé, nettoyé, mais il manque les portes volées voici longtemps. Le heikhal Attia, de style victorien provenait lui de Manchester du fait des échanges intenses entre Essaouira et l’Angleterre.

Sauvegarder ce qui existe encore est le premier mot d’ordre. Cette synagogue fut construite pour l’arrière grand-père d’Asher Knafo, rabbin érudit, enterré dans le vieux cimetière juif de la ville et membre de la confrérie du « dernier devoir » (laver, préparer, enterrer les morts). Les juifs de la ville, par tradition de charité, car c’était bien la raison de ces dons, charité envers les décédés par l’obole remise aux gens de la « Hevra », cette « amicale » assemblée de volontaires qui rendaient les services funéraires, donnaient l’obole lors des enterrements que le bedeau se chargeait de collecter. Seule cette synagogue fut construite avec des fonds publics. C’est à cette époque que la confrérie aurait acheté avec cet argent le terrain puis fait construire le bâtiment, lieu d’accueil communautaire, un des seuls à se trouver dans ce quartier Nord de la ville (avec la synagogue Haïm Pinto toute proche), les juifs riches étant établis au Sud de la ville.

Siège d’une organisation sociale, en particulier pour les enfants nécessiteux de la communauté à qui l’on apprenait, entre autre, à parler et écrire l’hébreu. Haïm Bitton l’a lui aussi appris ici et de ce fait reste très attaché à ce lieu de culte et motivé par sa restauration. Comme de nombreux juifs du Maroc, il quitte la ville en 1964 avec sa famille, dernière grosse vague d’immigration vers Israël après un relâchement des autorités suite au naufrage à Tanger d’une quarantaine de personnes juives et sous la pression des juifs marocains. Les premiers immigrants quittent le Maroc entre 1948 et 1958. Quelques familles demeurent à Mogador jusqu’en 1972, date de la dernière minyen ou quorum, qui accueillit 10 personnes (minimum imposé de participants) dans la Slat Lkalhal. La porte se ferma derrière eux définitivement.

Il se libère de l’endroit un infini charme, une atmosphère de recueillement paisible. Il est intéressant d’observer la salle de prières de la synagogue, vaste et quasi carrée de 8 m de côté. Au fond le heikhal de bois, dans lequel du papier journal peint en bleu a mis à jour des quotidiens de 1956, deux colonnes centrales au milieu desquelles se trouvait la teba et sur lesquelles s’appuie la toiture, légèrement décalée afin d’être visible de tous. La salle disposait d’un éclairage central accroché aux poutres fait de grands verres fabriqués en Bohême (le royaume tchèque d’autrefois, connu pour le travail du cristal) : les gens payaient pour les remplir d’eau, d’huile et de mèches, sortes de « mariposa », cela avant l’arrivée de l’électricité dans la ville. Prochainement des verres seront réinstallés, une cinquantaine, fabriqués en Chine et avec des bougies électriques et des plaques de résine jaune à la place de l’huile. « Mariposa » modernes !! Mais l’esprit demeurera.

Tout autour de la salle des bancs de bois. D’autres bancs étaient disposés dos à dos au centre de la pièce autour de la teba, plus de 100 hommes pouvaient s’y tenir et une trentaine de femmes sur le balcon supérieur, ainsi que dans une chambre attenante. Aujourd’hui on peut voir sur les murs de la salle des fenêtres occultes : elles donnaient auparavant dans les maisons et les voisins pouvaient voir ou entendre les prières sans se déplacer.

Dans la mesure où il n’existait aucun lieu assez spacieux pour construire cette synagogue communautaire, elle fut édifiée sur un terrain entre deux maisons, d’où les deux seules colonnes centrales de soutènement. Des poèmes liturgiques écrits en hébreu par des mogadoriens étaient lus et chantés chaque vendredi jour de shabbat, sur des airs arabo andalou et sans accompagnement musical. Le jeune Haïm Bitton s’y rendait avec son père et en garde un souvenir ému. Dans les tumultueuses années 50, ce lieu de culte servait également de lieu de réunion. La création de l’état d’Israël y généra discussions, cours gratuits de talmud ou d’hébreu moderne. Dans les mémoires le lieu était toujours animé, vivant et nourrissant les échanges. La réfection du sol est en cours, plafond de tag (branches de bois) sur lequel est disposé de la terre, de la sciure pour durcir et aplanir le tout, sur lequel seront posés des carreaux de ciment faits à la main comme à l’époque et comportant les mêmes motifs et couleurs.

Au-delà de ses activités cultuelles et culturelles, la restauration de ce lieu de mémoire historique contribuera sans conteste à restituer le caractère multiconfessionnel d’Essaouira en réaffirmant le statut de terre de tolérance et de paix au Maroc. Une fois ouvert au public la synagogue sera lieu de culte et musée. Un lieu à sauver à Essaouira et toutes les bonnes volontés peuvent s’y joindre.
Si cela vous intéresse de la visiter, de contribuer à sa remise en état, ou pour tout contact rendez vous à la synagogue, à l’entrée de la grande place du mellah au Nord-ouest de la ville, juste avant le sabbah. Sur la porte, des numéros de téléphone. En ce moment, les travaux avancent et souvent la porte est entrouverte.

Guido : 42 - LES EPICES

Il n’y a rien de plus universel que les épices. Ces petits condiments sont devenus les francs-tireurs de la cuisine, à l’échelle mondiale.

Opiniâtres et résistants, ils ont traversé les siècles et les pays, s’emparant sans scrupules de nombreux terroirs culinaires, prenant place sans vergogne dans la plupart des recettes élaborées. Au IXe siècle, déjà, Ibn Khurdadba, un voyageur musulman né en Perse, évoquait les épices que les négociants de son temps rapportaient dans son pays. Les épices qui transitent au Caire depuis des siècles proviennent de tous les pays connus, ou peu s’en faut : les poivres noirs ou blancs venaient de Ceylan et de Malabar. Le poivre long de Sumatra et de Java. Le gingembre de l’Inde, le camphre de Chine, et la plupart des gommes de la péninsule Arabique, notamment d’Oman et du Yémen, parfois du Soudan. Les Mille et une nuits décrivent des personnages sentant le safran, l’ambre, le musc et le santal. L’une des plus importantes routes des épices passe par la côte orientale africaine. Malek Chebel
Le ras el hanout
Mélange marocain traditionnel. Ras el hanout signifie « patron de la maison » : à l’origine, c’était le propriétaire de l’épicerie qui composait le mélange selon les préférences et le pouvoir d’achat de ses clients. Les ingrédients sont variables, mais tous contiennent un aphrodisiaque, par exemple des cantharides (coléoptères verts dorés), ainsi que des fleurs séchées. Le Ras el hanout est vendu moulu ou entier, à la demande. Considéré comme réconfortant, il accompagne gibier, couscous, riz et tajines d’agneau, et aromatise une friandise aux amandes, au miel, au beurre et au haschisch, appelé el majoun.

Mélange du Ras el hanout : cardamone, fleur de muscade, galanga, poivre long, poivre à queue, noix de muscade, poivre de la Jamaïque, cannelle, clous de girofle, gingembre, boutons de rose, fleurs de lavande, cantharide, poivre de Guinée, poivre noir, curcuma, cannelier-casse, nigelle, belladone et racine d’iris.

Guido : 42 - HERVÉ  M. SEVAT MÉMOIRES D’OUBLI

A la différence des orientalistes du XIXe, qui peignaient un Orient fantasmé dénoncé par Edward Saïd, grand écrivain palestinien, Hervé  M. Sevat travaille sur un Maroc en voie de disparition... mondialisation oblige les costumes immémoriaux disparaissent et la mode du monde prend le pas sur la tradition gommant toute particularité régionale et toute authenticité.
Saisir encore cette authenticité des gestes, des figures et les poser sur papier pour les fixer dans le temps, pour les ancrer dans la mémoire. Travaillant souvent d’après photos, HMS dessine et brosse des portraits d’hommes au plus près de la réalité, ses modèles sont des hommes ou des femmes âgés, leurs rides, faisant écho aux ravines des paysages de leur quotidien, aux difficultés de leur vie rude et âpre.
Pas de nostalgie donc mais une claire lucidité face à l’‘impermanence des choses et une un travail de reconnaissance de l’altérité, loin de toute approche anecdotique et touristique.

Une expo à Essaouira ainsi qu’une édition d’estampes de qualité sont à venir très prochainement. Hervé s’est toujours senti maghrébin au fond de lui. Ses ancêtres maltais, italiens, espagnols et catalans français se sont installés en 1842 en Algérie. Il y a 30 ans quand pour la première fois ce méditerranéen pose ses pas dans la ville d’Essaouira, « c’est une sorte de retour aux racines, de ré enracinement ». « Un retour au plus près des souvenirs, des odeurs d’enfance, de la langue et de la musique arabes, de la lumière incomparable d’ici, du goût des fruits …»

Hervé se défend de toute nostalgie, il évoque plutôt un sentiment d’appartenance à l’Afrique du Nord.
www.facebook.com/herve.m.sevat

Guido : 42 - UNE JOURNÉE DE BALADE NATURE ET CULTURE ! ESSAOUIRA-TAMANAR TABAYAT-TAFEDNEY-ESSAOUIRA

Les paysages côtiers de l’Atlantique offrent une diversité de paysages saisissants : longues plages sauvages de sable fin, lagunes, ports de pêche et villes fortifiées établies par les Portugais aux XVe et XVIe siècles (El-Jadida, Safi, Essaouira ou Agadir), petits villages de pêcheurs, ou encore côtes déchirées comme à Essaouira, aux petites îles qui offraient de nombreux repaires aux pirates.

Vers le Sud d’Essaouira, les balades et activités peuvent être multiples et pour tous les goûts : randonnées pédestres, surf, observation de la faune et de la flore… Tout le littoral, jalonné de points de vue sur l’océan, est propice à la découverte des oiseaux et donne à rêver au coucher du soleil mais peut également se combiner avec des découvertes culturelles, marabout ou médersa posés sur les bords des rochers et surplombés par des falaises découpées impressionnantes.
Pour les amateurs de pleine nature, les paysages qui y mènent sont dominés par l’arganier, cet étonnant petit arbre endémique de la région à découvrir, torturé, et à partir duquel est extraite et fabriquée l’huile d’argan. Tamanar, à 70 km au Sud d’Essaouira en est la capitale et le premier festival de l’arganier s’y est déroulé voici quelques mois.

Pour gagner Tabayat, prendre la route d’Agadir au Sud d’Essaouira. Traverser les villages de Tidzi, Smimou puis Tamanar. A la sortie de cette dernière petite ville faire encore deux kilomètres puis tourner à droite en direction de l’océan et de Tim Ouftass. Sur douze kilomètres la route traverse des villages aux étranges tours crénelées, des villages épars aux jolis murs de pierres sèches.

En haut de la falaise, Tabayat. Une grosse borne cathédrale sur la droite indique le chemin vers la mer. Une piste serpente pour descendre vers l’océan, arganiers et asphodèles la jalonnent, domine la plage de sable à perte de vue. Au bord de l’eau un marabout régulièrement chaulé, la tombe d’un saint, un oued souvent à sec, une médersa très ancienne attenante, en ruines mais où se distinguent très nettement les différentes pièces, de travail ou de recueillement ainsi qu’une mosquée berbère sans minaret mais avec minbar. Plus loin un petit resto fermé hors saison. L’embouchure de l’oued sur l’océan est superbe, grosses pierres plates jaunes et réservoirs d’eau douce, piscines naturelles pour les amateurs, sculptures de la nature, érodées par le temps, le vent et la mer. Il est possible de laisser le véhicule en haut de la falaise et descendre à pieds mais gare au vertige !! Le retour vers Essaouira peut s’effectuer par la même route en sens inverse ou par la piste qui remonte vers le Nord et longe la mer jusqu’au village de Tafedney, village de pêcheur au nouveau point de débarquement de pêche.

Guido : 42 - ZAPPING SUR LA VILLE

Ville et travaux !
Ca bouge toujours et encore ! Nous ne pouvons que constater les améliorations du réseau routier dans l’ensemble de la ville nouvelle, trottoirs et rues, plantations, lampadaires etc. La vieille ville n’est pas en reste, toutes les rues de la médina, longtemps éventrées et boueuses, ont été repavées et les façades sont repeintes un peu partout. Les pluies du début du mois de mars n’auront pas donné lieu à des débordements d’égout sur l’ensemble de la ville, ou si peu… Les travaux semblent cette fois efficaces !

L’ensemble des remparts ont fait peau neuve, en particulier vers Bab Doukkala et jusque dans les moindres recoins. Techniques à l’ancienne de consolidation, galets, briques plates, ainsi que trois couches d’enduit. Les ouvriers sont nombreux à y travailler ces derniers temps en particulier sur la scala de Bab Doukkala accessible par une longue rampe à la petite porte de Bab Doukkala. Au bout, un large espace circulaire avec des canons encore posés à terre en attente des finitions et une vue imprenable sur les cimetières et le Nord de la ville ! La célèbre muraille ocre de la ville, aux teintes moins rosées qu’auparavant, s’illumine sous les lumières du soleil couchant, vieille dame respectable ! Parallèlement les aménagements de la corniche tout au long de la mer se poursuivent. Plantations de dizaines de palmiers, de centaines de lauriers roses, de plantes grasses le tout assortit d’un arrosage automatique sur l’ensemble qui permettra de rendre pérenne ces travaux d’envergure.
Le pavage du front de mer avance, les espaces dédiés aux jeux, aux cyclistes ou à la promenade sont dessinés, certains finis, bordures et gradins de marbre etc. Une belle réalisation pour l’image de la ville que nous voyons se développer chaque jour et où de nombreux et divers commerces s’installent !!! Une nouvelle vie pour Essaouira ? Une opération repavage a également commencé du côté de la scala atlantique, toujours aussi magique !!
Insolite !
Le samedi 7 mars des sons étranges ont attiré les passants vers la place Moulay Hassan. Deux dizaines de joueurs de cors des Alpes, en arc de cercle et leur long instrument devant eux posés au sol, ont improvisé un concert pour le plus grand bonheur de tous. Le groupe effectuait au Maroc un petit périple régalant son public. La veille sur la place Djemaa El Fna à Marrakech et le lendemain dans les montagnes à Imlil et du haut de la kasbah du Toubkal. Un beau moment émouvant et totalement improbable !
La synagogue Attia dont je parlais dans le numéro 38 du printemps 2013 a obtenu des fonds allemands pour sa restauration. Les travaux devraient intervenir sous peu.
Printemps des Alizés - 14ème édition du 24 au 27 avril 2014
Renseignements & Informations :
Association Essaouira Mogador
Rue du Caire - 44 000 Essaouira
Tél/Fax : +212 (0)5 24 47 52 68 - email: darsouiri@yahoo.fr
Café galerie des artistes
Patrick, en vacances à Marrakech, visite Essaouira et en tombe amoureux. Il s’y installe. Amateur d’art quoi de plus naturel que d’ouvrir une galerie-café ? Ce collectionneur dit que l’art ici se combine et se marie magnifiquement avec la lumière, les bleus du ciel, de la mer et des portes. La galerie ouverte début mars, sur deux niveaux, propose un choix de cinq artistes, quatre d’Essaouira et de la région et un français vivant au Maroc depuis de nombreuses années. Jolies tables et banquettes pour passer un bon moment et boire un thé ! Vernissage et crémaillère de la galerie le 26 mars 2014 à 17 heures. Avis aux amateurs !
Escale littéraire au Sofitel Essaouira Mogador Golf & Spa
le 02 Mai 2014, une escale au pays des mots, avec le romancier français Jean-Noël Pancrazi, la promesse d’un grand moment de littérature. Corse par les racines, français par la résidence, et profondément marqué par son enfance algérienne, les mots, Jean-Noël Pancrazi les aime, les fait résonner avec puissance, et les trébuche sur le papier avec justesse, émotion et audace. Auteur de plus d’une dizaine d’oeuvres, le romancier a ainsi vu son talent acclamé par la critique, et récompensé par de nombreuses distinctions littéraires.
One Up restaurant bar lounge
4 mots pour résumer ce lieu Maroc, Vintage, Afrique & Fun.
Pour boire un verre confortablement installé dans un canapé au coin du feu ou accoudé au bar en grignotant quelques tapas.
La carte a été élaborée en collaboration avec Damien Durand chef et créateur du restaurant le Zinc de Marrakech, une majorité des plats se décline en portion dégustation, mini-burger de confit de canard, canelloni de calamars aux piments doux...
Le restaurant est ouvert (1 Derb Laalouj) le soir dès l’heure de l’apéro tous les jours sauf le dimanche.

Guido : 42 - RALLYE AÏCHA DES GAZELLES 24ÈME ÉDITION DU 14 AU 29 MARS 2014

Le Rallye Aïcha des Gazelles, qui n’est plus à présenter, unique raid automobile conjugué au féminin, traverse le sud marocain depuis 24 ans avec un état d’esprit unique en son genre. Les 150 équipages font chaque année leur arrivée à Essaouira après 15 jours d’expédition hors piste et sans GPS.

Pour la première fois de son histoire, le Rallye Aïcha enregistre la candidature de deux gazelles d’Essaouira  : Marie Deflandre et Sabine Luciani

Depuis 2002, Gazelles, constructeurs et médias s’associent et courent ensemble pour une cause humanitaire. Un concept créé par le Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc qui donne lieu à un classement spécifique sur l’évènement en plus du classement général.

Notre équipage souiri a en particulier un défi/challenge à relever. Promouvoir les couleurs d’une association humanitaire en médiatisant les messages et les actions de celle-ci dans le but de la faire connaître et de lui permettre de gagner une importante dotation (15 000 euros). Nos deux gazelles courent pour l’association « Au Cœur de l’Amitié » Euro-marocaine en participant au Challenge Wave Relais Medias.

Nous leur souhaitons le meilleur pour ce rallye qui démarre de Casablanca le 16 mars et s’achèvera le 29 mars à Essaouira.

"Essaouira Mobile"

"Essaouira Mobile" est la première application mobile de géolocalisation dédiée à la ville d'Essaouira. Elle comprend une sélection de lieux les plus importants afin de vous permettre une découverte guidée de la ville.

Pour chaque lieu sont proposés un large éventail d'informations incluant une description, des photos, son adresse, son numéro de téléphone, son adresse mail, son site web, son emplacement sur la carte, votre position actuelle et le chemin pour y aller ainsi qu'une annonce promotionnelle.


Télechargez l'application pour :


L'intérêt particuliers de cette application est que chaque établissement a les fonctionalités suivantes :

Partage : A tout moment, une actualité concernant un lieu peut être annoncée. Ainsi, par exemple, une promotion ou un divertissement particulier peut vous être proposé.
Géolocalisation : La localisation GPS vous permet de localiser et vous orientez dans la ville avec un itinéraire.
Favoris : Il est également possible d'ajouter ou retirer des lieux à vos favoris. (sauf pour la version internet).
Hors ligne : en mode OFFLINE (aucune connexion), vous gardez toutes des informations de chaque établissement ainsi que sa localisation.

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