Français English


Le GUIDO : Le magazine d'Essaouira


http://www.my-meteo.fr

La renommée d'Essaouira a considérablement grandi ces dernières années. A l'artisanat traditionnel axé sur la bijouterie et le bois de thuya sont venus se greffer d'autres centres d'intérêts. Quatre festivals annuels, des artistes peintres singuliers, la célèbre confrérie des gnaouas, la production d'huile d'argan, attirent de nombreux visiteurs.

Pour mieux les accueillir, Essaouira a considérablement augmenté sa capacité d'hébergement avec de nouveaux riads et hôtels, des golfs et de nombreux restaurants pour agrémenter votre séjour. De multiples activités de loisir sont proposées : quad, surf, randonnées pédestres ou à cheval, etc..

Le charme de la cité des Alizés, avec sa médina, offre des images pittoresques au détour des ruelles voûtées, dans l'animation des souks, sur les remparts et leurs skalas. Les vents et l'océan font la joie des amateurs de surf et autres sports nautiques et le petit port qui a connu des heures de gloire, alimente la gastronomie locale.

Au fil des éditions le but de ce magazine est de vous distraire et de vous informer. Nos rubriques détaillent l'histoire de Mogador, le tourisme rural, l'artisanat, les festivals, en bref, tout ce qui fait d'Essaouira une destination phare au Maroc.

LES NEWS D'ESSAOUIRA

Le tourisme en 2014

Durant le mois d’août 2014, Essaouira a connu une affluence record de touristes. Le taux de remplissage des établissements d’hébergement classés allant de 90 à 100%. Ainsi, les arrivées touristiques ont multiplié la population de la ville par deux, voire plus, au grand bonheur des hôteliers, des propriétaires de maisons d’hôtes ou encore des restaurateurs. 
Essaouira se positionne de plus en plus comme une destination prncipale dans la région à condition de savoir capitaliser et promouvoir la destination de manière intelligente. Rappelons que durant le premier semestre 2014, Essaouira a connu une hausse de 8% de ses nuitées déclarées par rapport à la même période de l’année 2013 qui sont passées de 211.156 à 228.028 et une hausse de 11% de ses arrivées.

Ainsi, la plupart des catégories d’établissement touristique de la ville ont enregistré des hausses de leurs nuitées de 6% pour les 5 étoiles, 9% pour les maisons d’hôtes, 6% pour les 4 étoiles et 15% pour les 2 étoiles. 
La hausse des nuitées réalisées s'explique par les principaux marchés émetteurs, notamment le marché français qui a connu une augmentation de 4%, le marché anglais de 13%, le marché allemand a enregistré une hausse de 12%, le marché espagnol a augmenté de 18% et le marché italien de 16%.

À noter les atouts d’Essaouira : un climat tempéré qui avoisine les 25 degrés, une médina classée patrimoine de l’humanité qui renferme un patrimoine architectural et urbanistique et son énorme potentiel en matière de sports nautiques ou de glisse (avec aussi Sidi Kaouki et Moulay Bouzerktoune).

 

Vols Essaouira / Paris

Comme promis, un nouveau vol Transavia est programmé entre Essaouira et Paris le mercredi. Cette annonce a réjouit les souiris qui voyaient déjà 3 vols par semaine entre Essaouira et la capitale française. Malheureusement, elle et assortie d'un "mais' : Transavia supprime également une ou deux rotations selon les semaines.
Une promesse à moitié tenue pour l'instant !....

 

LA DERNIERE EDITION

Guido : 44 - EDITO N° 44

Après un été où la ville d’Essaouira a battu des records d’affluence, la cité retrouve son calme et un véritable été. Le vent semble avoir pris ses quartiers ailleurs, au grand soulagement des habitués.

Voici enfin venu le temps de profiter de la plage sans le peeling perpétuel du sable ! Aïd el kebir, Andalousies Atlantiques pour le plaisir des sons, un automne en fête ! Plan en main partez à la découverte des portes colorées des zaouïas de la médina, laissez vous conduire ou vous perdre dans les rues de la ville et dans ses différents quartiers à la découverte des superbes portes au gré des ruelles ou des impasses.

Un voyage merveilleux dans l’architecture et les détails ! Les récents lieux de vente ou d’exposition ne manquent pas, les nouveautés et l’originalité se sont donné rendez-vous ! L’art marocain est à l’honneur, suivez le guide ! Combinons la vie dans un esprit découverte que l’on soit en vacances ou au travail, la ville et sa région s’y prêtent !

Guido : 44 - LES ZAOUÏAS

Une zaouïa est un cercle maraboutique caractéristique de l’Islam maghrébin, mais également le nom de l’établissement lui-même. Equivalent de la Khanqah en Perse et du tekke en Turquie. Il s’agit d’une fondation religieuse (ribat) qui a pour fonction de célébrer les commémorations destinées à un saint Patron, de recevoir des dons et parfois de les redistribuer aux nécessiteux.

Plusieurs zaouïas ont acquis une notoriété qui dépasse largement le cercle de leurs adeptes. Des visites saisonnières sont consacrées au marabout (moussem), soit de son vivant, soit après sa mort. Un grand maître de zaouïa a ses adeptes, son cercle initiatique, son influence politique et juridique et parfois des disciples.

A Essaouira intra-muros, on recense quatorze zaouïas dont celle très connue au Maroc car étant la seule, celle de Sidna Bilal, Saint Patron des Gnaouas. Zaouia Nassiria (au milieu des souks alimentaires), zaouïa Jazouli (porte bleue et blanche), Darkaouia (début rue d’Agadir), ou encore celle des Regragas (dans l’avenue principale qui traverse la médina), des Issaoua, des Hamadcha etc., véritables confréries locales.

Les portes des zaouïas dans la médina attirent toujours l’œil, elles se colorent la plupart du temps de vert, de rouge et de jaune, régulièrement repeintes et clinquantes et s’ouvrent sur un patio tout autant coloré autour duquel s’organisent des chambres pour la famille, l’accueil des pèlerins ou pour l’enseignement dispensé aux disciples. Les différentes zaouïas sont repérables quant à leur localisation sur le plan de la médina.

La zaouïa Tijania se situe au quartier Haddada, sur l’artère principale de la médina. Elle occupe une ancienne maison appartenant à la famille Ait Tildi. L’édifice a connu durant son histoire plusieurs transformations et restaurations. L’accès à la zaouïa se fait par trois portes ; la principale, s’ouvrant sur la rue Haddad, est marquée par un portail en pierres de taille, surmonté d’un auvent en tuiles vertes. La même porte dessert un couloir coudé aboutissant à une grande salle trapézoïdale dont le plafond est supporté par une trentaine de colonnes.

Cette salle « à colonnes » donne du côté sud-est sur une pièce rectangulaire (12.80 m sur 6.45 m) servant de salle de prière. Du côté sud de la bâtisse un long couloir d’environ 17 m sur 2 m mène de la salle « à colonnes » vers la deuxième porte d’entrée donnant sur la rue Haddada.

La plupart du temps les zaouïas sont à l’origine la maison d’habitation du saint homme vénéré et se composent donc sur le même plan architectural. Parfois une maison voisine a agrandi le sanctuaire. Ces zaouïas accueillent chaque année un pèlerinage propre à chacune, un moussem, dont certainement le plus connu est celui des Regragas au début du mois d’avril et donne lieu à des réjouissances, musique ou défilés ainsi que de multiples échanges.

Guido : 44 - SECRET DE PORTES

Une porte. Des portes ? Au-delà de l’objet décoratif en lui-même qu’est ce qui se cache derrière ? Secrets de vie ou demeure à l’abandon. Vers quoi ouvre-t-elle ? Mystère, suspense, attente, curiosité… multiples situations devant des portes concrètes ou des portes symboliques qui doivent s’ouvrir.

Se trouver devant une porte insolite, fermée ou entrouverte s’accompagne d’un éventail varié d’impressions et de sentiments.

Je vous propose une balade surprenante dans la vieille ville d’Essaouira. Pénétrer dans la ville par l’une des grandes Bab de la ville, aller à la rencontre des portes des demeures, modestes ou luxueuses, se laisser porter le nez en l’air pour admirer les décorations, sculptures, détails d’architecture, couleurs, deviner son histoire et ce qui se cache derrière, jardin luxuriant, cour dans laquelle sèche le linge, lieu de repos…

Au-delà des « Bab » qui donnent accès à la vieille ville… Bab Doukkala, Bab Marrakech, Bab Sbaa, Bab el Menzeh, Bab Laachour, etc… portes qui scindent la médina en différents quartiers, la porte a toujours revêtu une importance majeure dans les villes. Parfois elles livrent leur secret si l’on sait attendre, regarder délicatement. Porte de la ville au nom de tribu, porte en direction de laquelle se trouve une ville, porte au nom symbolique…

L’étymologie de leur nom illustre la richesse culturelle du Maroc mais est aussi souvent un témoignage de l’importance de certaines activités artisanales et administratives ou de certaines régions. Une balade sans itinéraire dans la médina d’Essaouira, de porte en porte. Admirer le nez en l’air les carreaux ou vestiges, 18e siècle, les sculptures insignes arabes ou juifs selon les quartiers etc. Portes simples, restaurées ou non, portes majestueuses, toutes abritent un secret, une cour gaie et fleurie, un espace de vie avec fontaine ou puits, la quasi-totalité des rez-de-chaussée en possèdent un. Brides de vie, secrets intimes, histoire d’une ville.

La riche symbolique de la porte, son effet de seuil et de passage, l’attitude qu’elle prescrit spontanément de retenue initiale et puis d’avancée dans un espace clos, la dialectique qu’elle enclenche entre dedans et dehors et l’amicale familiarité avec l’objet qui, rivé à ses gonds, permet à la fois d’entrer et de sortir. Deux fois symbolique, ajoutait Bachelard, la porte incarne « un petit dieu de seuil ».

Silence fascinant. Les regards s’arrêtent sur des détails qui font tout le charme de ces lieux, de ces rues, à l’image de ces motifs sur ces tours de portes, réalisés grâce à une disposition toujours différente de fines pierres. Ornements qui déjà en disent long. Détail d’architecture, carreaux, symboles, serrures. Partout, des portes en bois renferment des secrets vieux de quelques siècles. Porte bleue, juchée en haut d’un escalier anguleux. Porte multicolore, dont le rouge semble rappeler l’éclat de la terre, ocre, ou du sang qui coule dans les veines de ce pays si envoûtant. Portes qui grincent, qui s’entrebâillent ou se ferment. Portes qui cachent, dissimulent ou dévoilent. Témoins de cette médina, ces panneaux de bois se laissent photographier, dessiner. Stries du bois, veinures rugueuses: sur cette matière usée, la peinture s’effrite parfois, des savoir-faire uniques, métiers indispensables à la réalisation d’une porte. Les portes se laissent lire, racontent la ville, son histoire et les traces de son passé, de ses habitants, Arabes, Juifs ou Européens.

La porte évoque nécessairement une idée de passage ou de barrage, d’ouverture ou de fermeture. On peut franchir une porte, ou rester devant une porte close. Elle est le lieu de passage entre deux états, entre deux mondes qu’ils soient concrets ou abstraits, entre le connu et l’inconnu, les ténèbres et la lumière.

Familières dans les habitations, plus impressionnantes dans les lieux de culte ou les palais, les portes se sont doublées, au cours de l’histoire des hommes, des produits de leur imaginaire, et ont pris une grande importance. La porte indique un passage, l’interdit ou invite à la franchir, s’ouvrant alors sur un mystère.

Alors pas d’hésitation ! Perdez vous dans les ruelles, les impasses de la ville à la découverte de ces joyaux, témoins de l’histoire de la cité des vents.

Guido : 44 - CATHERINE VIEU VOYAGE AU BLED

« J’aime les gens tout d’abord, la vie le mouvement et peindre les bruits et les odeurs. La série Voyage au bled est l’histoire d’une famille franco marocaine qui part en périple à Oujda, qui trace la route la voiture hyper chargée. Ça aussi fait partie intégrante de mon travail, raconter une histoire. Et les grandes plages sont un travail sur la lumière, et le vertige, cette sensation d’être tout petit, cette sensation de tomber dans le vide! Cʼest à partir dʼun slogan publicitaire, « Le vrai luxe cʼest lʼespace » que jʼai eu envie de peindre des morceaux de nature.
Le vide, le contrebas, le vertige, sont des sensations que jʼai eu envie que lʼon éprouve. Une nature brossée et vivante, pleine de mouvement et de son, enlevée et sincère. Le kraft est un matériau extraordinaire, papier dʼemballage, moche, marron terne ….et qui a la propriété de révéler son charme discret.

Plus on sʼapproche de la toile, plus un autre univers se dessine, plus petit et plus profond. Lʼenvie de brosser ces morceaux de nature au rouleau, mʼont forcément amené à peindre lʼocéan, lʼeau. Essaouira est une ville envoutante, pleine d’émotion, de force, de caractère et de grandeur. C’est dans l’air! Elle nous offre une diversité de culture si généreuse et étonnante, que pour le peintre que je suis, elle représente un vrai cadeau! La lumière d’Essaouira est si particulière! »
Diplômée de l’école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art en 1983, Cath Vieu part à New York l’été 1984 en compagnie des grapheurs de l’époque dont Futura 2000. Elle commence à prendre part à ce nouveau mouvement que l’on nomme la figuration libre. La peinture devient événementielle (peintures en direct derrière des groupes de musiques).

1987 c’est la création de l’usine Ephémère, plus de 50 artistes peignent en direct sur des palissades. 1988 elle part s’installer en Normandie suivie par de fabuleux voisins comme Speedy Graphito, les frères Ripoulins, Philippe Découflè et Guillotel. Elle travail sur de nombreux projets, notamment les feux d’artifices des J.O d’Albertville. L’opportunité s’offre à elle de passer dans un supplément de Globe en compagnie de tous ces amis aussi bien Speedy, qu’Hervé Di Rosa.

Lors d’une exposition sur New York au Barfly, elle utilise pour la première fois de la peinture phosphorescente. L’exposition ayant remporté un vif succès, elle est conviée à différentes émissions de télé et radios, MCM,Canal+, M6, Nova. C’est en 1997 qu’elle travaille pour l’Art en Direct, l’événement lui plait de plus en plus et c’est devant des clients de prestiges comme Guerlin ou BNP Paribas qu’elle exerce son métier devant un public en direct.

Des expositions personnelles jusqu’à celle à la galerie Beaurepaire en 2002, 40 pièces exposées sur le thème de « Voyage au bled ». L’exposition raconte l’exode des émigrés l’été. C’est là que commence sa passion pour le Maroc, la galerie Noir & Blanc de Marrakech va la prendre sous aile. C’est à ce moment que commence un travail sur le Maroc, qui jusqu’à aujourd’hui ne l’a pas quitté.

Une exposition collective est prévue en octobre à la galerie Noir sur Blanc de Marrakech, et elle travaille sur commande pour le musée d’Albi pour les 150 ans de Toulouse Lautrec. En avril une exposition personnelle dans les superbes murs du Riad Al Madina, à Essaouira. Une artiste à découvrir à tout prix et un monde dans lequel il faut se plonger !!

Guido : 44 - HISTOIRE DE FILLES, CHIC & CHOC !

Un concept chic et choc à Essaouira ! Une mise en scène d’un espace de 150 m2 avec une déco différente mais dans un même esprit pour chacune des pièces. Une boutique « comme à la maison », foulards suspendus, fauteuil pas loin pour se poser, coin des enfants etc.…

Une vraie boutique « Art de vivre », lumière et chaleur vous accompagnent au gré des couloirs et des pièces à la découverte des créations marocaines et occidentales, toutes soigneusement choisies. La boutique tourne avec de nouvelles créations régulières, séries courtes et originales et produits rares.

Bijoux, vêtements prêts à porter, meubles, déco. Les t-shirts Khash.urban.styles sont encore à l’honneur chez Histoire de filles, graphisme ou papillons, jolies matières fluides. C’est également du mobilier et de l’art, des lampes « star » comme le triptyque avec Marilyn ou encore des housses de « coussin berbère » par Sissimorocco. Chacune est une pièce unique numérotée et entièrement confectionnée à la main. Parmi les produits encore des ceintures, bracelets, pochettes, sacs à main, le cuir clouté coloré s’expose, très mode. De multiples modèles à découvrir.

Une superbe boutique, conçue comme un comptoir ancien aux multiples facettes, à conseiller vivement, des créateurs, de la décoration pour grands et petits, du mobilier, des bijoux, des vêtements. Première règle, poser et reposer les yeux partout sous peine de rater une découverte ! Un endroit subtil et déco pour ceux qui veulent de l’original! Et surtout un accueil très chaleureux!

Ouvert à la mi août 2014, Le Coin des saveurs prolonge l’esprit comptoir, à deux pas d’Histoires de filles, étagères, armoires, tables et commodes de bois, multiples bocaux aux étranges saveurs. Un autre voyage dans Essaouira. Ce nouvel espace épicerie fine propose une large gamme de produits du terroir marocain ainsi qu’une sélection tendance de vaisselle d’ustensiles de cuisine. 1001 idées cadeaux à tous les prix à partir de 15 Dhs !

D’autres source d’inspiration sur Facebook :
https://www.facebook.com/histoiredefilles

Guido : 44 - DATTES ET PALMIER

Symbole de douceur, de richesse et de prospérité, la datte est un fruit béni dans la tradition islamique. De nombreux dérivés sont obtenus de la datte, vins, sirops, qui est également utilisée en confiserie sous la forme de pâte.

Des gâteaux semblables à ceux que nous trouvons aujourd’hui dans le monde arabe semblent avoir été connus au temps de Jahiz (780-869) où au moins l’un d’entre eux portait le nom de haïss : « mets faits de dattes dénoyautées et pétries avec du beurre, du lait caillé et de la farine ».

Si le palmier est l’arbre le plus sacré pour les Musulmans, il le doit prioritairement au Coran où il symbolise la grandeur de la création. Symbole de triomphe et de victoire chez les anciens Hébreux, emblème de fécondité chez les Assyriens et chez les Puniques, est le symbole des Arabes, et deviendra plus tard celui des Musulmans.

En Andalousie il est l’emblème de la nostalgie de la patrie éloignée pour les exilés fraîchement arrivés. Dans la mystique musulmane, le palmier représente « l’activité spirituelle », par opposition avec la « passivité spirituelle », incarnée elle, par la niche de la mosquée (le mihrab). Aujourd’hui la phoeniculture est très répandue dans les oasis algériennes, libyennes, marocaines, égyptiennes, perses et surtout irakiennes qui regroupent plus de la moitié des 90 millions d’arbres recensés dans le monde.

Au Maroc la principale zone de culture se trouve dans les oasis du Sud-est marocain du côté d’Ouarzazate. Symbole de fertilité et de prospérité le palmier dattier est l’arbre providence des zones sahariennes et présahariennes. Implanté principalement le long des vallées du Ziz et du Drâa, il est considéré comme l’une des plus vieilles espèces fruitières du pays. La culture du palmier dattier qui occupait, il y a plus d’un siècle, une importante superficie avec plus de 15 millions de pieds, plaçait le Maroc au 3ème rang mondial en matière de production de dattes.

Actuellement, la palmeraie couvre à peine une superficie d’environ 44.000 ha correspondant à environ 4.430.000 palmiers, soit une densité moyenne de 100 pieds à l’hectare, ce qui place le royaume à la 8ème place au niveau mondial loin derrière l’Iraq (21,5 millions de palmiers), l’Arabie Saoudite (12 millions de palmiers), l’Egypte (11 millions), le Sultanat d’Oman (8 millions), l’Algérie (7,5 millions), la Libye (7 millions) et le Soudan (4,7 millions).

Au niveau national, la répartition régionale du patrimoine phoenicicole révèle sa concentration au niveau de trois principales régions, à savoir Ouarzazate, Tafilalet et Tata. Durant les années 80, près de 350.000 palmiers ont été desséchés dans les seules palmeraies d’Ouarzazate et d’Errachidia.

Outre le phénomène de l’ensablement des palmeraies, l’intérêt des populations pour d’autres activités plus rémunératrices a privé l’activité phoenicicole de la main d’œuvre nécessaire à l’exécution des travaux requis pour l’entretien de la culture. Les jeunes marocains dans les campagnes reviennent à ses valeurs et entreprennent la remise en état et assurent l’entretien des oasis même de faible superficie. Les palmeraies, exploitées en général en culture mixte, permettent la subsistance de nombreuses familles dont les moyens d’existence reposent sur l’exploitation du dattier, des cultures sous-jacentes et des sous-produits que cet arbre prodigue dans un milieu aux ressources particulièrement limitées. En outre, la datte, que beaucoup considèrent comme un fruit-dessert, est l’aliment de base pour plus d’un million d’habitants et peut servir à l’élaboration de produits alimentaires de grande valeur énergétique et diététique.

Quant au rôle écologique et environnemental du palmier dattier, il y a lieu de souligner que cette espèce constitue la structure de base de l’agronomie des oasis marocaines notamment par la création d’un microclimat indispensable au bon développement des cultures sous jacentes allant jusqu’à trois étages de végétation (les cultures saisonnières annuelles ou pluriannuelles, les arbres fruitiers et le palmier dattier).

Guido : 44 - ZAPPING SUR LA VILLE

Cours arabe à Dar Souiri. Les cours ont lieu chaque matin de 9h à 12h, à l’exception du lundi jour de fermeture, que ce soit dialectal ou littéraire. Les cours durent une heure et sont ouverts à tous, débutants ou confirmés.

Les débats font rage autour de la suppression à partir de la mi septembre, des vols de la RAM, Paris/Essaouira, clients et voyagistes après s’être sentis lésés s’apaisent avec les nouvelles mesures annoncées dans les quotidiens nationaux !!! L’économie de la ville repose sur le tourisme !

En 2013, l’Office national marocain du tourisme (ONMT) a cessé de subventionner la RAM, compagnie nationale marocaine, pour l’exploitation de cette ligne.
En juin 2014, l’ONMT a également décidé de signer un partenariat avec Transavia, filiale d’Air France, qui dessert désormais Essaouira depuis Paris. En réaction, la RAM, qui affirme que la ligne est déficitaire, a décidé de se retirer. Finalement Essaouira gagne un développement aérien, la RAM supprime une route et Transavia rajoute un vol à partir de Paris, quant à Easyjet, la compagnie reliera la ville des Alizés à Londres dès avril prochain. Les professionnels souiris ont eu gain de cause. Même si la destination perd une route aérienne, celle réalisée par RAM depuis 10 ans, la ville gagne un plan de développement pour les trois prochaines années annoncé le 12 septembre dernier.

Il faut dire que la mobilisation des opérateurs locaux soutenus dans leur démarche par André Azoulay, les autorités locales, le CRT de Marrakech et l’ONMT était importante et a porté ses fruits.

D’emblée, professionnels et institutionnels ont tenu à préciser que la suspension de la desserte Paris-Essaouira relève d’une décision propre de la compagnie et de sa gestion interne et n’a rien à avoir avec l’image de la destination. Mais si la RAM se retire de la ville, d’autres compagnies se renforcent. Ainsi, Transavia va augmenter ses dessertes et introduire un troisième vol reliant Paris-Essaouira.

L’autre bonne nouvelle est une connexion directe entre Essaouira et Londres qui sera assurée dès avril prochain par le transporteur low-cost Easyjet. D’autres liaisons sont en cours d’étude pour relier l’aéroport d’Essaouira au marché allemand, italien et belge, indique Aberafie Zouiten, directeur général de l’ONMT. « Le plus important est de diversifier le marché pour augmenter les flux de cette destination authentique ». Enfin, l’Office finalise également un projet avec Royal Air Maroc pour assurer quatre fréquences hebdomadaires entre Casablanca et la ville des Alizés.
L’autre piste pour Essaouira est de tirer profit de l’essor de Marrakech, surtout de son aéroport desservi par des dizaines de compagnies aériennes internationales. L’idée est de mettre en place des navettes à partir de l’aéroport de la cité ocre vers Essaouira. De bonnes nouvelles accueillies favorablement par les professionnels locaux qui s’inquiétaient quant au développement de leur destination. Ils auraient tout de même souhaité la présence des dirigeants de la compagnie nationale et une plus grande implication de cette dernière pour relier Essaouira aux aéroports internationaux.

Durant les 7 premiers mois de l’année, les arrivées et nuitées dans la province d’Essaouira ont enregistré une hausse de 11 et 14% respectivement. Par marché, et à l’instar du reste des villes touristiques, c’est la France qui cartonne suivi par le marché anglais. En 12 ans, le nombre des nuitées a été multiplié par trois entre 2001 (144.939) et 2013 (472.035) avec un taux de croissance annuel moyen de 17,21% pour les quatre dernières années. Mais cet essor reste fragile et susceptible d’être remis en cause en tout moment sans la mobilisation de tous les acteurs. D’après la délégation du tourisme d’Essaouira, c’est le marché français qui réalise pour l’instant le plus grand flux touristique à Essaouira, talonné par le marché britannique. Avec l’ouverture d’une nouvelle route reliant Essaouira à Londres, la ville des Alizés pourrait miser sur beaucoup plus de touristes anglais.

La ville d’Essaouira a vécu ce mois d’août dernier, au rythme de scènes inhabituelles qui dérogent à sa quiétude habituelle et témoignent d’une affluence touristique exceptionnelle.
Embouteillages dans les principales artères, parkings affichant complet, plages bondées, cafés, restaurants et parcs d’attraction tournant à plein régime et rues et places particulièrement animées. Cette effervescence touristique démontre qu’une fois de plus, cette minuscule cité balnéaire a su, semble-t-il, tirer pleinement profit de la saison estivale, pourtant écourtée par la coïncidence du mois sacré du Ramadan avec le début des vacances scolaires, en faisant jouer ses multiples atouts pour attirer une clientèle diversifiée. En témoigne cette multiplicité de visiteurs croisés dans les rues.
Qu’ils soient Marocains, étrangers de différentes nationalités, des familles, des bandes d’amis, des enfants venus dans le cadre de colonies de vacances ou des sportifs, tout le monde semble y trouver son compte et cela ne manque pas de se répercuter sur l’économie locale dans son ensemble. Ce constat n’échappe pas aux professionnels et responsables du tourisme au niveau de la province d’Essaouira, qui, en attendant les chiffres, affirment sans hésitation que la ville d’Essaouira connait en ce mois un épanouissement touristique exceptionnel.

Selon les chiffres de la délégation provinciale du Tourisme, durant le premier semestre 2014, Essaouira a connu une hausse de 8% de ses nuitées déclarées par rapport à la même période de l’année 2013, passant de 211.156 à 228.028 nuitées, en plus d’une hausse de 11% de ses arrivées. Cette hausse a bénéficié à la plupart des catégories d’établissement touristique de la ville, qui ont enregistré des progressions de 6% pour les 5 étoiles, 9% pour les maisons d’hôte, 6% pour les 4 étoiles et 15% pour les 2 étoiles. Selon la même source, cette évolution s’explique principalement par la hausse des nuitées réalisées par les principaux marchés émetteurs, notamment le marché français qui a connu une augmentation de 4%, le marché anglais (+13%), le marché allemand (+12%), le marché Espagnol (+18%) et le marché italien (+16%).

Ces chiffres sont confortés par l’état d’esprit général exprimé par les opérateurs du secteur, dont beaucoup estiment qu’Essaouira s’impose de plus en plus comme une destination sûre qui prévaut dans la région, mettant, toutefois, l’accent sur l’impératif de capitaliser et promouvoir la destination de manière intelligente.

"Essaouira Mobile"

"Essaouira Mobile" est la première application mobile de géolocalisation dédiée à la ville d'Essaouira. Elle comprend une sélection de lieux les plus importants afin de vous permettre une découverte guidée de la ville.

Pour chaque lieu sont proposés un large éventail d'informations incluant une description, des photos, son adresse, son numéro de téléphone, son adresse mail, son site web, son emplacement sur la carte, votre position actuelle et le chemin pour y aller ainsi qu'une annonce promotionnelle.


Télechargez l'application pour :


L'intérêt particuliers de cette application est que chaque établissement a les fonctionalités suivantes :

Partage : A tout moment, une actualité concernant un lieu peut être annoncée. Ainsi, par exemple, une promotion ou un divertissement particulier peut vous être proposé.
Géolocalisation : La localisation GPS vous permet de localiser et vous orientez dans la ville avec un itinéraire.
Favoris : Il est également possible d'ajouter ou retirer des lieux à vos favoris. (sauf pour la version internet).
Hors ligne : en mode OFFLINE (aucune connexion), vous gardez toutes des informations de chaque établissement ainsi que sa localisation.

Tag : Essaouira, Maroc, voyage, tourisme, séjour, vacance, guide